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Thierry Renard, poète, comédien, directeur artistique

Le renard est grégaire. Terreur des poulaillers ou directeur artistique il prospère dans le collectif. Pour Canis vulpes sub. Thierry le paradis c’est les autres

Thierry Renard joue sur les mots en disant d’emblée que son aventure individuelle est collective. Certes. Il modère son propos : sauf quand il écrit. Et pourtant, ce souci des autres reviendra comme un leitmotiv tout au long de la discussion.

A 15 ans il crée la revue « Aube » avec trois autres compères :

  • Olivier Fischer qui est le plasticien / graphiste de la bande
  • Patrick Vighetti, l’aîné des quatre, accessoirement cousin de Thierry. Plus grand il gagnera sa vie en enseignant la philo et traduisant de la poésie italienne
  • Sylviane Crouzet qui faisait déjà du théâtre

La revue a débuté à 50 exemplaires, simplement agrafés pour atteindre un pic à 5.000 exemplaires imprimés. L’aventure a duré 20 ans ce qui est une belle performance pour revue de poésie. Sur le berceau la fée Charles Juliet s’est penchée. Qui a permis à la jeune équipe de rencontrer des auteurs vivants : Andrée Chédid, Jean-Pierre Siméon, Christian Bobin, etc. Thierry insiste pour dire que la rencontre physique avec ces ainés a influencé le sensible.

On a connu début plus défavorable.

La devise était empreinte de l’énergie de l’adolescence, en trois volets : changer la vie, transformer le monde et la poésie ou la mort !

Rapidement, ils ont eu besoin de passer à l’action et de faire des lectures.

Mais revenons un peu à Thierry.

Son père espérait qu’il devienne prof d’histoire. Ceci étant dit, ses parents lui ont fait confiance et ne l’ont pas empêché d’avancer selon ses désirs. Comme tous les parents, il craignaient que la vie de saltimbanque ne lui permette pas d’en vivre. Thierry avait tôt aimé le théâtre. Il en a même redoublé sa classe de première. En terminale il a été pris au conservatoire et les études l’ont abandonné !

En tant que comédien il a rapidement gagné de quoi subvenir à ses besoins. C’était aussi une autre époque, les années 80. Il a donc été comédien pendant 10 ans. C’est sûr, Thierry aime toujours se mettre en scène !

Thierry a pu vivre de ses passions. L’accompagnement bienveillant des ainés a été un compagnonnage. Toujours le collectif.

L’Espace Pandora est l’enfant de ces projets. Le fait que le projet soit né en banlieue a favorablement épaté et ouvert des portes.

Progressivement, l’association s’est professionnalisée et compte 6 salariés, ce qui n’est pas rien.

Thierry et l’ensemble de l’équipe tente de maintenir un équilibre entre l’action et la réflexion. De même, les évènements sont déclinés localement et régionalement. Chacun enrichi l’autre.

Les journées ne faisant que 24h, en principe, Thierry a dû faire des choix quand la dimension du projet a pris trop d’ampleur. L’écriture est restée, pas le théâtre.

Le festival de l’Espace Pandora est Parole Ambulante. Comme son nom l’indique le principe est d’aller d’un lieu à l’autre. il existe depuis 1996, c’est le bébé de Pandora !

L’Espace Pandora a été missionné par la ville de Lyon sur le Printemps des poètes mais également par la « Semaine de la langue française et de la francophonie » avec Dis-moi Dix Mots.

Avec le temps, la confiance s’étant établie, l’équipe a de plus en plus d’autonomie, de liberté.

De la revue Aube est née une maison d’édition Paroles d’Aube. Puis à un moment, l’équipe a été dépassée par le succès. Ils on publié André Comte-Sponville avec L’amour la solitude. Thierry s’est même retrouvé sur le plateau de Bouillon de Culture de Bernard Pivot. Le livre est sorti à 100.000 exemplaires et c’est la maison d’édition qui a bu le bouillon !

Une nouvelle maison d’édition, indépendante de l’Espace Pandora a rapidement vu le jour : la Passe du vent.

Depuis quelques années, Thierry écrit beaucoup à deux voix. Pouvons-nous dire que le collectif commence à partir de deux ?

Vous trouverez la liste de ses publications sur sa fiche Wikipedia.

Une question me brûle les lèvres depuis le début. Cela fait 30 ans qu’il œuvre pour la revue Aube puis l’Espace Pandora. C’est le travail d’une vie. Et après lui ?

Il souhaite que les choses lui survivent, quitte à se transformer. En cas de malheur l’équipe serait autonome sur toute l’action culturelle. Il souhaite céder la place progressivement.

Les projets :

A court terme c’est le printemps des poètes avec pour thème l’insurrection poétique. Un thème taillé sur mesure pour Pandora.

Puis viendra le festival Parole Ambulante qui sonnera comme une rétrospective « J’ai 30 ans ». Pasolini sera le fil rouge.

Sur un plan plus personnel, il prépare un recueil (je rate de peu les épreuves) chez Jacques André éditeur. Ce sera une anthologie personnelle accompagnée de quatre artistes.

 

Il convenait de clore sur une œuvre collective, non ?

Thierry Renard, poète, comédien, directeur artistique

Thierry Renard, poète, comédien, directeur artistique

Thierry Renard, poète, comédien, directeur artistique

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