Vivre de l’art : artistes, vous avez une mission

Il y a peu de temps, j’ai demandé aux artistes à la fois s’ils estiment avoir une mission et comment ils s’y prennent pour l’accomplir. Comment ils diffusent leur art.

C215 artiste street art

L’art contient et libère des forces qui sont plus grandes que nous. C’est sa dimension spirituelle pour le dire simplement.

Du septentrion au midi, de l’orient à l’occident nos dirigeants sont fous, cupides, parfois les deux, rarement vertueux. Guerre, misère.

Les artiste ont des choses à donner au monde, c’est même un devoir. De la beauté face à la laideur, de la complexité, de la subtilité face aux blocs de certitudes extrémistes.

C’est un travail lourd, une occupation à plein temps et même plus. Il faut aussi du matériel pour produire des œuvres, il faut les diffuser pour les donner au monde.

J’aime l’approche sereine de Christian Guémy (alias C215, voir portrait ci-dessus). Vendre ses œuvres est un gage d’indépendance, l’argent n’étant qu’un fluide qui permet de faire circuler les forces de l’art, de l’achat du matériel jusqu’à donner accès aux œuvres.

Quand une personne est touchée au point de s’engager personnellement et d’acheter une œuvre, c’est que vous avez atteint votre but. Et vous avez les moyens de produire d’autres œuvres et de faire votre part pour un monde meilleur.

Est-ce facile ou difficile pour vous ? Quels problèmes rencontrez-vous ? L’espace de commentaires en bas est là pour vous.

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66 Comments

  • Monique Ballian dit :

    B‌onjour Monsieur Ribagnac,

    Oui je pense comme vous que nous avons une mission…. « divine », mais, chut, à qui peut-ont dire ça ? Surtout pas à ses proches, dont on s’attirerait les redoutables sarcasmes.

    Le chemin est donc escarpé, on le fait en solitaire. C’est pour moi la plus grande difficulté, cette solitude, le silence dans lequel je dois m’enfermer pour me préserver des attaques et continuer ma route.

    Etre tous les jours dans son atelier est un devoir. Le mien est clair: être l’humble servante de mes mains, pour qu’elles créent ce qu’elles doivent créer. Ce sont elles qui décident, et je les écoute. Hier c’était un rouge-gorge, demain ce sera un écureuil, c’est une évidence. Il y a tant d’espèces sur terre que j’ai du boulot pour les trois cents ans à venir.

    Bien cordialement
    Monique Ballian

  • yannick leider dit :

    Bonjour Marc,

    Assez tot,a l’age de cinq ans,j’ai été amené chez un psy,afin de verifier si je possède des dons spécifiques. mes parents,tous les deux éducateurs professionnels, ne voulaient pas commetre de faute; les testes ont revelé un don incontestable pour la musique et pour les arts plastiques; puisque mes parents avaient des ressources suffisantes, ils ont decidé,que si ,au moment du choix de mon avenir,je décidais de devenir un plasticien il ne s’y opposeront pas;.Avant l’age de 20 ans,j’ai eu de nombreuses excurssions sur des lieux connus pour leurs collections d’œuvres d’art. On m’as presenté des artiste celebres; j’ai eu pleins de facillité, pour m’orienter la decision, qui a la fin c’est revelé d’une façon naturelle.Il faut peut etre ajouter,que mes deux parents étais des traducteurs de litterature polonaise en français; Et mon père était redacteur dans un mensuel d’art et histoire. Ma c here Mère était redactrice a la radio. J’en parle,car c’etait une introduction assez facile dans les millieux artistiques, sans compter,que le metier de plasticien,d’une part demande a l’artiste une grande connaissance de différentes techniques, et a la fois,c’est un metier a contactes. Les demarches pour obtenir un poste stable sont tres difficiles. c’est parfois un hasard. Je dois m’excuser pour les fautes de grammaire,mais j’ai appris le français en Pologne et à la maison; Ma scolarité c’est realisé en Pologne. D’une part il est tres honorable de penser, qu’un artiste as un message a prononcer en vers la societé—et là je suis tout a fait d’accord. Et d’autre part c’est un metier. j’ai fait un choix. Il y a eu une certine facillité—comme je ne peu pas avoir d’enfants et mon ordinateur biologique signalait la presence d’une maladie genetique–orfelline—il ne me restait que la realisation d’œuvres d’arts; je pense,que j’ai bien compris le message,car j’ai realisé plus de 500 expositions. Plusieurs musées dans le monde m’ont remarqué. Il y a un groupe de collectionneurs qui achetent régulièrement mes œuvres. Maintenant j’ai 70 ans. Je me sens tres bien,par raport avec ma maladie; Je peint tous les jours,comme un pianiste,J’ai gagné plusieurs concours de peinture, ceramique,Je ne veux pas abuser de ton temps,si un jour tu veux approfondir ce sujet,je suis en disposition.Ici le sujet était autre. Alors…Ma mission s’éttend. Dans quelques jours je dois prendre en charge un groupe d’enfant dans une MJC grenobloise,pour les interresser et inicier dans mon domaine. ET le 5 mai j’aurais un vernissage au Patio–ça veut dire la maison des habitants Arlequin. J’adore exposer dans ce genre de lieux, car là je retrouve une passion autenthique pour l’art. J’aurais aussi,dans le cadre de cette expo 2 rencontres—avec les enfants et avec les pensionnaires de la maison de retraite. Ce sont des gens,qui n’iront peut etre jamais voir une galerie d’art; Au cour de cette expo,qui aura aussi un but pedagogique,je vais presenté des peintures, des dessins et de la ceramique; mon nouveau telephone;0656746605. Les Auers–je les connais depuis 1973. Michel éditait son premier catalogue et un album d’apareils photos, tandis que ma cousine travaillait à la reception des auteurs, et sa copine Michelle Ory au secretariat.Nous sommes devenu amis. Et la maison d’edition robert laffond m’as organisé une petite expo,qui c’est vendu le jour même. Je m’arete là
    Cordialement
    yannick leider

  • Jean-Roch Focant dit :

    merci, je suis passé du pochoir à la sérigraphie à plat, lui c’est du pochoir aux murs verticaux. J’aime et je partage. 🙂

  • Séverine GRANGE alias SèVange dit :

    Merci pour cette ouverture aux expériences de chacun, dans ce monde difficile de la création!

    L’indépendance et la liberté que l’art a choisi pour nous, (c’est rarement nous qui choisissons l’art…)
    nous offrent le terrain du « tout est possible », où les limites sont celles que nos mains n’atteignent pas face au grandiose dans lequel notre cerveau se perd, et voudrait atteindre.
    Créer, donner vie à nos visions sublimatoires n’est pas quelque chose de linéaire, de régulier, de rythmé.
    ça nait au gré de nos émotions, parcours de vie, stimuli intérieurs et extérieurs.
    Le terme de production n’est donc pas approprié.

    La création est aisée pour moi, mais le contexte dans lequel je crée est important.
    Mon état psychologique et les contraintes liées à ce choix de vie, au détriment de toute autre génère parfois des blocages de plusieurs jours, semaines, voire mois!
    Et c’est très inconfortable, parce que c’est comme si les créations s’accumulaient dans un coin du cerveau, ne pouvant en sortir par mon aide.
    Alors je les couche momentanément sur le papier, en attendant de prendre vie sous un pinceau
    ou en volume.

    Une fois matérialisées, nos « oeuvres », s’il en est, (mot prétentieux pour moi…) se trouvent face
    à plusieurs choix; dormir dans un coin de l’atelier, au côté des autres, car nous n’avons pas
    l’anticipation naturelle de leur devenir, leur diffusion commerciale, c’est même parfois un peu rebutant,
    cette idée. Je compare parfois mes expos en stand comme une foire à l’adoption.
    Je souhaite que mes créations trouvent un vrai foyer aimant, et non un coffre spéculateur,
    dicté par le lancé de dés du succès selon l’époque à laquelle on présente ce qu’on fait naitre.
    Oui, pour moi, c’est une vraie naissance. J’ai d’ailleurs du mal à me séparer d’elles. Souvent.

    Comment, quand on a ce rapport avec la création, peut-on prétendre bien en vivre?
    Démarcher commercialement les bons réseaux, sentir les tendances, les bons filons,
    et ne pas se noyer dans tout ce fatras de salons parades, inabordables, ne sélectionnant donc l’art que par la capacité de l’artiste à se montrer, seulement grâce à un porte-monnaie bien fourni…

    Non, je ne fais pas partie de ces artistes qui savent bien se faire connaitre et savent aussi vendre!
    Cela me parait si incompatible si nous sommes intègres…
    Donc manger grâce à l’Art n’est pour l’instant pas dans mon quotidien.
    Beaucoup de gens veulent aujourd’hui faire des toiles, des sculptures, des livres, tout est accessible à tous, et donc faire une sélection dans cette foison est je pense, assez décourageante…

    Toute cette inspiration spontanée pour vous dire que je ne vis pas de ma création,
    et que de ce fait, je n’ai pas fait le choix bien tranquille et rassurant de trouver un travail « à côté »,
    mais j’ai sacrifié toute forme de vie de famille pour m’intérioriser dans mon travail et démarrer dans une cabane une introspection pure de ce que j’ai à faire naitre. Comme une mission. Comme un devoir.
    C’est ma seule certitude face à tout ce à quoi j’ai renoncé.
    Voilà mon parcours, depuis 10 ans que je m’y attèle, et suis chaque jour un peu plus convaincue!

    Artistiquement,

    Séverine GRANGE alias SèVange

    • Joly dit :

      Bonjour Séverine,
      Vos propos sonnent justes, sonnent vrais et me touchent. Je vous rejoins sous certains
      aspects mais je n’ai pour ma part pas renoncé à une vie de famille. Éthérée comme je suis au fond, ça me protège d’un envol définitif vers des voies sans retour…peut-être. Je plaisante…à moitié !
      Bravo pour votre total engagement. Admiration !

  • Jack Keguenne dit :

    Cher Monsieur,

    Je reprends vos termes.
    Je ne comprends pas pourquoi les artistes, souvent dans la misère,
    « auraient un devoir » quand les dirigeants, « cupides » —et nantis —, semblent
    n’en pas avoir.
    Votre article est plus que troublant dans sa philosophie.

    Bien à vous,
    Jack Keguenne

    • Jean Pierre Bessette II dit :

      A travers les temps, les artistes ont montrés le chemin aux changements, politiques, culturels ou autres, de façons volontaires et gratuites. Les politiciens par contre ont toujours su s’enrichir et se glorifier a travers ces changements.
      Donc, il y a le devoir d’exprimer les travers de notre monde pour amener le changement pour les artistes et une vicieuse récupération des dirigeants.

  • Neila Nachi Bouattour dit :

    Bonjour Marc,
    Je suis tout à fait d’accord avec vous concernant le lien fort solide entre l’art et la vie,
    ,pour ma part tout art est porteur d’un message ,on ne peut pas vivre sans l’art!
    pour ma part je suis artiste visuelle j’ai fait des études d’art en tunisie,j’ai quitté mon pays après la fameuse révolution des jasmins pour m’installer à Los Angeles, depuis trois ans exactement, ici je rencontre beaucoup de difficultés concernant mon art ,je travaille tous les jours chez moi ,je dessine et je peins sur du papier car les matériaux sont très chers ici,j’ai fait quelques tentatives pour montrer mes travaux malheureusement j’ai pas trouvé les bonnes personnes ,le pire c’est qu’ils n’ont pas cessé de me flatter on me disant:waoww it’s colorful,it’s a unique style we like your work…
    Je considère ce que je fais quotidiennement une thérapie ici aux States les gens ne voient pas les détails ils sont plus dans le fake,et moi je fais partie de ce détail, je connais personne dans le domaine artistique j’ai appelé des galleristes, des designers,rien que de fausses promesses…
    Je continue à travailler tous les jours on gardant l’espoir car je fais confiance à la vie
    Merci Marc pour votre lecture
    Cordialement,
    Neila

  • r.issenlor dit :

    Bonjour monsieur,
    Effectivement qu’à travers de notre travail, nous pouvons déjà induire une certaine jouissance de la créativité.
    Partager les émotions présentes ,la sérénité,la beauté,l’interrogation.
    Qu’est ce qui a fait que !!!
    De simples news, des frustrations pour rendre un monde plus sage,du symbolique et surtout pour l’artiste de s’exprimer en toute liberté, afin que les gens y puisent l’essentiel qui leur servira d’avancer avec joie et plaisir.
    Bien artistiquement à vous et merci pour cet intérêt
    Issro
    r.issenlor

  • S. BLANCHARD dit :

    Merci pour l’info mais dans notre revue, nous pratiquons l’échange (gratuit) car nous sommes des bénévoles, nous ne pouvons rien acheter car avant nous devons trouver deux mille euros par trimestre pour payer notre revue en poésie… et art !
    Pour info.
    le directeur bénévole depuis 43 ans
    S. BLANCHARD

  • Virginie Rapin dit :

    Bonjour Marc,

    Votre site est très intéressant, riche en informations et lu.

    Très bonne journée.

    Virginie Rapin // autopsiart

  • Florence dit :

    Bonjour
    Oui c est le côté magique de la vie; l artiste.
    Mon hic c est que je cherche mon art sur j en ai comme en chacun de nous mais je suis tellement pratico pratique qu’ il me semble que je manque d imagination et faire.
    Mais je vous suis très bien lorsque vous évoquer ce changement possible et transmissible par l art et non pas arrhes.
    Florence

  • Jérome Clochard dit :

    Merci pour cette lettre, belle approche de l’Art.
    J’ai eu l’occasion de voir une expo de C215 à Reims,
    Au delà de la qualité de son travail, j’apprécie beaucoup son souci d’intégrer avec harmonie son oeuvre dans le contexte graphique, architectural et chromatique.

    Jérome Clochard
    Atelier ABSOLUT MOSAIQUE

  • Gisèle Dalla Longa dit :

    Bonjour,
    Merci de nous transmettre vos informations concernant l’Art, le domaine artistique, l’approche de l’artiste, de l’oeuvre.

    Un sujet ci-dessus qui mérite discussion !!!

    Pour ma part , j’accepterais l’idée d’en parler , plutôt d’en discuter.

    je n’ai pas encore vendu d’oeuvre.
    Et j’ai de nombreuses et belles invitations à exposer mais mes moyens financiers ne m’en permettent pas.
    Je suis donc obligée de sélectionner et encore, de limiter le nombre d’oeuvres (1 sur 4 à Séoul)
    Bienvenue sur le blog : http://www.dallalongagisele.com et sur le site http://www.giseledallalonga.com

    Voir le Web images Google.
    Je me tiens à disposition pour informations. Me contacter. Merci!

    Avec mes remerciements,
    Cordialement,
    Gisèle Dalla Longa

  • ghyslain bertholon dit :

    Bonjour Marc,
    Vaste et intéressante question que tu poses là.
    J’ai un point de vue précis et argumenté sur le sujet que je me ferai un plaisir de t’exposer.
    Il m’est, en revanche, impossible d’aborder un tel sujet à la légère, en quelques mots.
    Il me faut du temps pour le faire bien et j’aimerai également en savoir un peu plus sur ton projet.
    Au plaisir d’avoir de tes nouvelles.
    Saluti amicali,
    ghyslain bertholon

  • JJChambry dit :

    BONJOUR,
    Après avoir lu votre article je me permets de vous dire que vous êtes dans l’erreur et que vous ne connaissez pas les vrais artistes… un artiste peint pour lui, pour son besoin. pour son plaisir loin de l’idée de vente. Peindre avec le but de vendre est un travail commercial, sans personnalité car la peinture est alors crée en fonction des autres. des modes, des commandes.
    Peindre avec son inspiration c’est peindre avec ce que l’on a de plus profond en nous… Pour moi c’est cela la vraie PEINTURE…. et si il y a vente celle-ci est un plus pour l’artiste mais pas le but de sa créativité.
    Respectueusement.
    JJChambry artiste peintre.

  • Marie Le Castrain dit :

    Bonjour Marc et merci pour votre article touchant ma vision de l’Art en général et surtout pour moi la peinture « A l’huile/couteaux et pinceaux exclusivement) car pour moi c’est ce qu’il y a de plus noble.

    @) La peinture pour moi est une forme d’expression, de libération, de créativité dans le silence et la solitude, d’avoir ouvert ma page Facebook (@ArtistePeintreMGVLC1) m’a permis d’aller vers l’extérieur vers les AUTRES…. de partager et d’essayer de donner un peu de plaisir visuel … à EUX, LES AUTRES !!! çà me fais extrêmement plaisir d’y être arrivée à mon échelle…À LA LEURS… Ils me le rendent mille fois plus, par leurs postes chaleureux et pleins d’amour et de reconnaissance, me dire qu’ils apprécient mon travail est pour moi un « KIFF » immense et espère aller encore plus loin … Pour moi pour EUX!!!!
    ‍‍‍‍

    Salutations, Marie Le Castrain

  • Danielle Raspini dit :

    Bonjour,
    “Les artiste ont des choses à donner au monde, c’est même un devoir.”
    Intéressant préambule !
    La difficulté chez moi vient de mon parcours atypique, celui de mon “hier futuriste” et de mon aujourd’hui en recherche de l’authenticité au travers d’un phénomène culturel et populaire local, le costume traditionnel du pays d’Arles.
    En suivant ce lien, vous trouverez un texte qui, peut-être, retiendra votre attention : http://danielle.raspini.free.fr/peintarl/peintarl18_texte.html

    Mon site perso : http://danielle.raspini@free.fr
    Un lien sur Art Lover Place : https://www.artloverplace.com/artistes/danielle-raspini

    Bien cordialement.

    Danielle Raspini

  • Suzanne Larrieu dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre proposition d’aide. Je suis sculpteur (je ne peux pas faire autrement) de plus je travaille le carton de récupération qui est un matériaux pauvre, Ce sont les visages des humains qui m’intéresse (photo) mais ce matériau n’est pas habituel pour le public et difficilement vendable les gens préfère le bronze !
    Bien à vous
    Suzanne Larrieu

  • Valerie Blanchard dit :

    Bonjour
    Tour a fait d accord avec votre analyse. Je peint depuis 1993. Cela marche plus ou moins. Enfin plutot moins que plus. Je cherche actuellement un boulot alimentaire. Ce qui me coute car si je travail je n aurai plus le temps de peintre. Je pensé que je vais finir a aller vendré mes tableaux dans la rue. De maniere sauvage en jouant a cache cache avec la police.
    Mais bon comme on dir ici, mal tiempo, buena cara. Ánimo y palante!
    Salutation.
    Valerie Blanchard

  • Evelyne dit :

    Bonjour,
    Que pensez vous des personnes qui utilisent les artistes pour leur propre gloire?
    Cordialement.
    Evelyne

  • Anne Lesca dit :

    Bonjour Marc,

    C’est très vrai, mais la plus belle récompense et la plus belle satisfaction est quand un amateur éclairé (ou un collectionneur) nous achète une œuvre. En m^me temps, on est toujours triste de voir « son » œuvre partir mais on se dit qu’elle va trouver sa place dans un autre univers.

    L’argent n’est pas le but, même si c’est important, ce qui est essentiel c’est la transmission!

    Le métier d’artiste est difficile, parfois dur, mais ce qui est important c’est le renouvellement et la remise en question. Bien entendu de la à réussir à en vivre il y a un pas que nous essayons tous de franchir à travers les expositions et les salons (combien d’appelés pour combien d’élus)

    J’ai des moments de découragement mais le retour à l’atelier est toujours bénéfique et moteur. Il faut s’accrocher et bien s’entourer . J’ai la chance d’avoir un mari qui m’aide et me soutient dans l’administratif, le marketing, la communication, le choix des salons et surtout qui ne cesse de m’encourager pour aller encore plus loin, toujours plus loin…C’est une sorte de travail à quatre mains!

    Il faut avancer, se battre contre l’adversité…la récompense est toujours au bout de ce long chemin. Nous sommes désormais un groupe d’artistes de grande Aquitaine principalement mais pas seulement et nous nous nous aidons et nous soutenons mutuellement en échangeant des informations et en commentant le travail des uns et des autres.C’est ça aussi la vie d’artiste, des rencontres, des échanges, surtout ne pas rester enfermer dans son coin.

    Amicalement

    Anne Lesca

  • Nathalie Sizaret dit :

    Bonjour Marc Ribagnac
    Je suis bien en accord avec votre texte. Je vis mon métier de peintre dans ce sens. Est-ce facile ou difficile cela dépend du regard que l’on porte sur les événements. Et si nous arrivons à rester centrés sur cette mission qu’est la nôtre alors on nous mènera là où nous devons « missionner » 🙂 Et la création, permanente co-création est une joie immense. Bien cordialement.

  • Marina Cartiant dit :

    Bonjour
    La plus grande difficulté réside dans le refus de galeries à faire leur travail.
    Pour pouvoir vivré les artistes ,dans leur grande majorité ,sont dans l obligation de trouver d autres solutions pour pouvoir promouvoir leur travail.
    Marina Cartiant

  • Richard Vildeman dit :

    Bonjour, je voudrai dire tout d’abord que je suis d’accord avec votre point de vu sur le travail de l’artiste et sa « mission » ( voir la lettre de jean Paul II dédié aux artistes), simple coïncidence j’en parlais ce matin même avec ma compagne…
    Il est certain que pour moi vendre bien et mieux c’est LE moyen direct d’avoir une capacité financiere ( car c’est le nerf de la lutte) pour créer mieux et être plus entouré par exemple d’un assistant, d’un graphiste…, c’est être efficace dans sont travail de communication , produire son catalogue, diffuser mieux sur internet , faire un film …participer à des salons , utiliser les mêmes moyens de communication que les grands médias qui « eux » véhicule des images plutôt négatif (presse, image de guerre, vol politique , détournement , travail fictif, déforestation , terrorisme… avoir les moyens financier ( vendre ses œuvres c’est en somme d’avoir une indépendance financière c’est en somme avoir le moyens de lutter face aux forces obscures dont vous parliez, car il existe bel et bien une force politique économique, idéologique qui cherche à nous éloigner du bonheur, de la liberté, de nous même pour nous rapprocher de la peur et de la soumission. L’artiste parfois face à la gravité de la situation propose des œuvres qui malheureusement ne sont pas vue, pas connue car il est lui même isolé, avec ses faible moyen financier, ses faible moyens de communication et parfois de faible moyens de production pas de lieux de travail, charges ateliers élevé, plus de dépenses que de recette….qui parfois même à des conflit familiaux et des problèmes personnelles qui anéantie les objectifs d’un artiste…

    La petite entreprise du bonheur , de l’insoumission , de la liberté, que met en place l’artiste à besoin de collaboration, d’agent, de critique, de galerie, d’acheteur, de collectionneur, d’édition de moyen de communication, les artiste qui on réussit à faire passer leur message et à se faire connaitre n’ont jamais travaillé seul mais toujours entouré de personnes qui ont portés et soutenues une démarche de liberté, comme un signe pour le bien de tous.

    Amicalement

    Richard Vildeman

  • ​Bonjour, merci pour cet article, ​très intéressent, en effet je partage votre idée et votre conception de l’art et de l’artiste. Pour moi les choses vont plutôt bien. Les gens on comprit mon approche de partage ainsi les choses deviennent plus faciles.

    Pierre-Paul MARCHINI

  • Annick Augier dit :

    Bonjour Marc,
    Votre article aujourd’hui a touché au cœur la peintre professionnelle depuis 22 ans que je suis et je vous en remercie.
    Vous évoquez aussi C215 artiste street art. Un de ses collectionneurs était passé voir mon exposition actuelle la semaine dernière et m’en avait parlé, aussi suis-je partie pour une petite promenade dans votre site. La courte vidéo où il réalise une oeuvre dans les rues de Rome en 2012 m’a aussi touchée puisque j’ai habité plus de 18 ans dans cette ville.
    Quant à SpaceJunk, j’ai fait parti des peintres exposés au cours de leur projet Vénus à l’automne dernier.
    Toutes ces petites coïncidences m’incitent à prendre contact avec vous. Mon exposition personnelle à la galerie Hang’Art de Grenoble est en cours jusqu’au 18 février. Je serai heureuse de vous accueillir et de vous faire partager mon univers à cette occasion. Ce peut être aussi à un autre moment, je suis une des artistes résidents de la galerie.
    En plus des informations ci-dessous, vous trouverez également en pièce jointe mon dossier de présentation.
    Bien cordialement
    Annick Augier

  • Sebastien Hamideche dit :

    Bonjour Marc,

    Si vous désirez m’aider vous pouvez m’aider à exposer et vendre les différentes forces spirituelles que j’invoque dans mon travail.
    Voici un extrait: https://www.youtube.com/watch?v=cnLK_8Nt46

    Sebastien Hamideche Artiste Plasticien

  • Evelyne Labiau dit :

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous !

    Cordialement

  • Calméjane Yves dit :

    Bonjour,

    Je me sent en accord avec vos propos.
    J’écris avec lenteur depuis plus de 20 ans sur le sujet de nos « métiers ».
    Un éditeur (M. Christopher CALMANN-LEVY) suis mon travail pour peut-être l’éditer.
    Mes propos représentent 300 pages…
    Vous ne vous présenter pas.
    Cordialement,

    Calméjane Yves

  • Alexandre Dufrasne dit :

    Bonjour,
    C’est avec attention que j’ai lu votre message.
    La vente d’une oeuvre c’est bien, mais à mes yeux ce n’est pas le plus important.
    Le plus important c’est montrer, ma philosophie est: on peut réaliser le plus beau dessin, avec le plus beau des messages, si on ne le montre pas, qui peu dire qu’il est beau?
    Au début j’ai commencé à produire pour moi, mes travaux étant très souvent autobiographique, c’est un défouloir, une auto-consultation.
    Mais par la suite, en exposition, mes portraits se sont transformé en miroirs.
    Les spectateurs on trouvé une identification au travers de mes travaux, le pour moi est devenu pour eux.
    En voyant les réactions, j’ai trouvé un plaisir encore plus grand et une satisfaction.

    Difficultés? Pour produire? Exposer? Vivre en tant qu’artiste?
    Ma vrai difficulté en tant qu’artiste c’est l’acceptation de l’artiste dans notre société.
    Je suis un jeune diplômé de Arts² de Mons, quand on me dit que être artiste n’est pas un métier, ça me fend le cœur.
    Je sais qu’on ne peut pas vivre d’art comme d’amour et d’eau fraîche, mais c’est ma passion et je vais faire en sorte de continué a vivre ma vie d’artiste.

    J’espère avoir répondu à l’une ou l’autre de vos questions et je serai ravi de répondre au besoin, à d’autres questions.
    Bien à vous,
    Alexandre Dufrasne.

  • Stéphanie Defays dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre mail. Ce que vous dites sur l’art est très beau et me semble très juste.

    Bien sûr, il y a beaucoup de difficultés sur le chemin.

    – réaliser des oeuvres de qualité « professionnelle » et « produire suffisamment » demande que l’on s’y consacre avec un vrai horaire de travail
    – ce qui est difficile quand vous devez assumer vos besoins quotidiens (sur le chômage, on est contrôlé sur sa recherche d’emploi, avoir des expos programmées dans le futur n’est pas un emploi et un travail à temps plein avec en plus des enfants et un ménage à tenir, demande d’être superwomen pour encore parvenir à créer)
    – difficulté de se faire connaître, d’exposer dans des endroits de qualité
    – double tranchant des galeries qui sont extrêmement positives pour la diffusion et la vente des oeuvres mais qui souhaitent un monopole (régional du moins)
    – difficulté car l’artiste touche peu sur une vente en galerie déclarée via un organisme comme la SMART (TVA, puis 50/50 entre l’artiste et le galeriste, puis 6 % pour les frais de fonctionnement de la smart puis retrait des charges sociales, et le salaire obtenu est finallement soustrait des allocations de chômage… ) ça c’est le système que l’on trouve en Belgique; en résumé, si quelqu’un achète une oeuvre 1000 euros à ma galerie, j’en aurai entre 200 et 250 euros en poche…

    En espérant avoir pu contribuer à votre enquête,

    Bien cordialement,

    Stéphanie Defays

  • Georges dit :

    Ouiii je pense que j’ai une mission, faire changer les mentalités et les idées reçues !!

  • Emilie Moreau dit :

    Bonjour Marc,

    Je crois pouvoir dire au nom de beaucoup d’autres artistes, qu effectivement… « C’est pas facile la vie d’artiste.. »

    Je connais un peu le travail de C215, mais pour être vraiment franche, je me lasse un peu du street art en galerie, le street art business, le courant street art…Quand ce style véhicule, une idée, une pensée, un message, de la beauté, de la laiseur à la vue de tout le monde, à la portée de tous, dehors, là je l’apprécie, c’est là qu’il doit être et non enfermé, sinon il faudrait le rebaptiser!Beaucoup de galeries en profitent à fond et rejettent tous les autres styles, et c’est bien dommage..

    Oui c’est dur, oui je me bats tous les jours contre moi même et aussi contre tous les autres pour avancer, trouver l’énergie nécessaire pour créer…Mais je l’ai choisi alors, je n’ai pas le droit de me plaindre plus que celà,je me dois de tout donner, d’apprendre, et de partager…

    L’argent manque, je touche un RSA,je racle les fonds de peinture au maximum, mes pinceaux ne resemblent plus à rien, et je reprends de petits formats(en papier ou bois) lorsque je n’ai pas les moyens de me payer ceux que je voudrais.

    J’ai fait une croix sur la France, c’est fini, je suis dégoutée de ce pays, au niveau de la peinture, je n’y expose plus ; j’ai la chance de pouvoir montrer mes toiles en Inde depuis plus d’un an.

    J’ai envie de défendre des causes animales avec mon art, et celà reste ma motivation première.

    Actuellement je bosse aussi sur une livre pour enfants..on verra bien…

    Je vous fait partager le texte qui illustre parfaitement la vie d’un artiste,

    Bien cordialement

    Emilie Moreau

  • MAPRA dit :

    NOTE
    Il y a le pourquoi, le fond, le fondamental. Vous donnez ici votre vision personnelle.
    et vous avez raison ….pour vous.
    Puis le comment, les moyens, les réalités matériel, les outils pour donner la possibilité à ces tentions d’ exister,
    de s’exprimer.
    BNN / http://www.bnn-mapra-art.org fait tout simplement parti de ces outils.
    Tout simplement
    BNN INFO

  • Hector Toro dit :

    Bonjour Marc Ribagnac
    J’ai beaucoup aimé votre approche et mots employés pour décrire certaines démarches artistiques…
    Je me identifie bien avec cette approche.
    Pour répondre simplement a vos question…
    Est-ce facile ou difficile pour vous ?
    c’est facile d’Être loin de tout quand le tout se présente comme une sorte de bataille pour passer devant les autres
    C’est difficile pour vivre dans un monde ou tu as besoin de argent même pour partager ton art et tes recherches
    Quels problèmes rencontrez-vous ?
    Rencontrer mon publique, exposer dans de bons lieux,une visibilité en dehors de réseaux sociaux
    Voici quelque liens pour voir mon Art
    Si vous pouvez m’aider sans me demander de l’argent…Merci !

  • Yves Monnier dit :

    Une mission ?

    Ou pas…

  • Anne-Lise Saillen dit :

    Bonjour,

    Votre courriel n’a pas fini directement à la corbeille, sans être lu, ce qui n’arrive pas souvent ! J’ai été interpellée par la qualité de son contenu. J’imagine que vous proposez vos services pour réaliser une présentation, comme vous l’avez fait pour C215….
    En bref, j’ai des difficultés à trouver des espaces sérieux, professionnels, pour montrer mon travail. Ma dernière exposition en automne dernier a été un grand succès, beaucoup de ventes; j’ai pu vérifier qu’il touchait un large public. Je sais ce que je mets dans mon travail et n’ai aucun doute quant à sa qualité, même si le doute n’est évidemment pas absent du processus créateur. Vendre n’est pas ma préoccupation première même si cela reste nécessaire. En revanche, j’ai besoin que mon travail puisse vivre, trouve son chemin.
    J’ai un site internet qui est bien « fichu », je le mets régulièrement à jour, je suis sur Facebook et LinkedIn, sans y être très active, mais tout ceci a été peu fructueux jusqu’à présent.
    Mon parcours est atypique et comme beaucoup d’autres artistes, je « souffre » de la mainmise de l’art contemporain post-moderne, de son dogmatisme, du refus de la beauté considérée avec beaucoup de méfiance, voire rejetée.
    En résumé, comment sortir du relatif anonymat dans lequel je me trouve pour que mon travail vive? Comment le faire connaître ?

    Cordialement,
    Anne-Lise Saillen

  • Nathalie dit :

    Bonjour Marc

    Bien d’accord avec vous.
    Mon action est la présentation des artistes
    voici ce que ça donne en version numérique
    http://www.webalbums.fr/Artbook_charente_maritime_17/

    Les difficultés sont multiples en raison de l’intérêt (ou non) de la culture et de l’art dans notre pays…
    Au plaisir de vous lire
    Sincèrement
    Nathalie

  • Murielle Argoud dit :

    Bonjour Monsieur,

    j’apprécie votre dernière lettre, qui développe les valeurs intrinsèques à l’art et l’artiste.
    Celle de l’abandon à son art , une vie d’artiste suffit tout juste pour mener à bien une vraie recherche, du fait de la nécessité de l’engagement dans l’absolu, le travail n’a de cesse et se répercute sur la nuit, les rêves, donc il s’agit d’un état d’être et non de faire l’artiste ou de jouer à l’artiste- Certains diront il faut se le permettre financièrement ,alors combien sont devenus peintre du dimanche, ce qui est compréhensible mais cela devient de l’art dilué , souvent à la mode par manque de temps pour creuser. C’est dans l’assiduité que le ferment se produit et dans ce courage ,ce don de soi à quelque chose de supérieur , qui déclenche l’inéffable ….
    C’est aussi dans l’intention de son chemin , ceci dégageant une force que l’art devient une source ….et non de la décoration, qui elle, passe avec le décor du moment et de la mode.

    Oui ,c’est dur de vivre de son art mais si valorisant et en corrélation avec la beauté, la vérité et la bonté, qui sont des piliers essentiels à- une civilisation.
    Alors cahin-caha se fait la vie de peintre, et on ne s’imaginer autre chose que ce dépassement.

    Merci à vous pour l’intérêt porté à l’artiste.
    Amicales salutations,
    Murielle Argoud

  • Viviane DELHAGE dit :

    Bonjour Marc Ribagnac,
    Tout d’abord merci pour l’intérêt que d’une façon ou d’une autre vous portez à ma démarche.
    Toujours assez surprise de voir venir vers moi, des personnes « inconnues », dont on ne sait comment leur chemin croise le mien, mais qui travaillent à la diffusion d’une expression qui se veut humaine;
    Même si parfois l’intention est marchande.
    Me laissant porter par cette vaguelette algorithmique, j’ai parcouru votre site: très belle vitrine…. et jeté un œil sur FB….
    Titillant le hasard, je vous invite à faire de même pour trouver réponses aux questions que vous me renvoyez….

    > Et vous avez les moyens de produire d’autres œuvres ? Oui. Mais, le marché de l’art et la marchandisation du monde culturel me semblent répondre à d’autres motivations que la diffusion de l’expression. J’en vis essentiellement par les émotions, les échanges. Ma démarche créative est associée à d’autres comme l’enseignement, l’animation culturelle etc.
    > et de faire votre part pour un monde meilleur? Camusienne jusqu’au bout des ongles, je me sens condamnée au bonheur…et je pratique….
    > Est-ce facile ou difficile pour vous ? Rien n’est facile, surtout l’expression de soi…
    > Quels problèmes rencontrez-vous ? « There is no problem, only solution »….. voir les quelques perspectives modestes….http://www.vivianedelhageatelier.be/421324318

    Au plaisir d’avoir un éventuel retour,
    V.DELHAGE

  • Rémi Pollio dit :

    Bonjour Marc,
    est-ce qu’on se connait ? je suis curieux de savoir par quel biais vous m’écrivez, n’étant pas spécialement identifié dans un réseau « street art » par exemple.
    Mais, pour répondre à votre question : bien sûr, ça n’est pas facile, héhé. En ce qui me concerne je vivote de ma pratique au travers, essentiellement, de travaux de commande dans le champ du design graphique / communication visuelle pour institutions diverses, tout en développant des travaux personnels, recherches, expérimentations, au gré des rencontres et des envies. Les travaux personnels ne sont pas voués à être la principale ressource – ce qui est également, quelque part, un certain gage de liberté, rapport à ce que vous dites au sujet de C215. Cela permet donc aussi de faire des choses, comment dire… plus « discrètes », moins « officielles » que C215. Pour la parenthèse, à ce sujet : je ne suis pas forcément fan de son travail, c’est un avis personnel, je reconnais la qualité technique mais les divers sujets traités me laissent plutôt sceptique. Pour le dire autrement, et avec le sourire : il dessine très bien Sebastien Chabal et je ne sais quelle autre personnalité médiatique, sportif etc, mais ça ne me touche pas, ça ne me raconte rien de spécial. Le travail sur les cartes géographiques dénote d’une tentative d' »engagement », de « discours », mais bon : produire du street art pour galeries, ça n’irait pas un peu à l’encontre d’une définition originelle du « street art » ? Est-il toujours nécessaire de signer pour porter un message ? Pour moi le « street art » était avant tout une occasion de mettre un peu de clins d’oeil impertinents, poétiques, pas forcément des prouesses techniques, dans les rues. Pas de quoi en faire un festival qui, finalement, crée un fossé entre des pratiques « non autorisées » et quelque chose de plus lissé, plus acceptable par tous – et pour être plus « acceptable », être plus « compréhensible » par tous, en évitant les questions un peu retorses, ce qui gratouille un peu, qui exige peut-être aussi plusieurs degrés de lecture, qu’on aime ou qu’on aime pas. Et pour le coup, le travail de C215 n’est pas dénué d’esthétique, loin de là, mais des chats géants c’est bien joli, ça fait plaisir à tout le monde, et ça s’arrête plus ou moins là. Ici (en France) on peut plus ou moins se permettre – et encore, ça ressemble plus, pour moi, à de l' »art décoratif » qu’à une quelconque forme de tentative de subversion. J’ai par exemple appris qu’il y a quelques temps, deux jeunes azéris avaient pris 10 ans de prison ferme pour avoir fait un graffiti « ironique » sur l’ancien président (qui n’est autre que le père de l’actuel). Ici, ça ne va pas (encore) aussi loin ;-*)
    Bref. Je ne sais pas trop quel était le motif de votre mail, en espérant toutefois vous avoir apporté une forme de réponse,
    bien cordialement


    Rémi Pollio /
    aiuto! design graphique

  • Patricia Kinard dit :

    BONJOUR,
    que voulez vous faire? (je n’ai pas de mission) c’est juste ma Vie

  • Amraoui Hassane dit :

    Bonjour Monsieur Marc Ribagnac
    Merci pour votre message
    Mes simple réponse
    1-Trie difficile je vous dis même c’est une torturés une humaines. Ma vie c’est une déchirure

    2- les attaques sur tout les plans même des plus loin que ça sur ma vie sur ma famille ma dignité
    Des obstacles économique depuis un année edmi c’est un cauchemar des jaloux et des manupulteres
    Dure à répondre ma vie d’artiste

  • Stéphane DILLIES dit :

    Bonjour Marc,
    Pour le dire crûment, l’art a besoin d’argent et de temps. Si j’avais 40.000€ par an, je ne ferais que produire. Or la vie en veut autrement.
    Premièrement, j’ai besoin de me nourrir et d’avoir un toit, ne serait-ce que pour peindre, il faut une pièce quasiment entière consacrée à la peinture.
    Ensuite, il faut du temps. Moi je peins la nuit, je vis deux vies pour pouvoir bosser et peindre en même temps.
    Après, même en peignant, même si ce n’est pas le but ultime de mon travail, il faut vendre. Car quelqu’un qui achète ton travail, c’est une reconnaissance forte.
    Pour vendre, il faut un réseau… On le voit bien. Quand un artiste plait, quand son travail plait au public, le bouche à oreille des galeries se fait bien. Certes, avoir des connaissances aide beaucoup, mais je crois que la qualité du travail fait beaucoup aussi.
    Et puis l’artiste doit se faire connaitre, c’est décisif. Sortir de son trou est plus facile avec internet, mais en même temps cela décuple aussi les copies.
    Je remarque surtout que les artistes actuels font de belles peintures sans vrais concept profonds derrière, donc pour moi cela reste de la décoration.
    Autre chose aussi, l’artiste n’a pas le temps de vendre, il a déjà assez à peindre.
    Moi par exemple, je cherche un agent qui pourrait me vendre mes toiles assez cher pour pouvoir en vivre moyennant une commission, mais trouver un agent qui comprends vraiment ton travail et qui l’aime, je ne sais pas si cela existe. D’ailleurs où trouver un agent?

    Voilà un premier jet de pensée.
    Stéphane DILLIES

  • Odile De Wismes dit :

    Bonsoir Marc Ribagnac,

    Oui, c’est difficile, travailler à ses créations dans son silence, s’extraire est devenu presque un luxe, aujourd’hui. Continuellement rattrapé, harcelé par des contingences. Il faut gâcher une énergie colossale rien que pour résister à l’intrusion d’ informations, provocations, influences de tous ordres, véritable parasitage omniprésent. Il n’y a pas de solution, c’est l’air de ce temps, vouloir y échapper serait s’étouffer, y plonger s’y perdre, l’équilibre est fragile c’est pour ça que c’est difficile.
    Hormis cela le travail en lui même est assez simple, un fil à suivre, de l’énergie, un rythme et une sorte de discipline.
    Voilà pour ma part.
    OW

  • Fabienne Wyler dit :

    Bonjour,

    Votre texte est magnifique et explicite.

    En ce qui me concerne, je dois dire que tout semble se dérouler de manière satisfaisante.

    Cordialement,

    Fabienne Wyler

  • Louis Comeau dit :

    Marc,
    Je suis Canadien Français d’origine. Acadien pour être plus précis, de la région du Canada Atlantique. Durant ma vingtaine j’ai écris et publier performances et poésies dans le dialecte de ma région mais aussi d’autre dans un français plus international. Je travail depuis les années 1990 a des images beaucoup plus réaliste (magique ou symbolique) mais j’écris toujours. Ses textes pour le moment sont en Anglais. Mon intention est de les traduire en Français. J’essaye dans ses textes d’élaborer de façon poétique mon parcours en tant qu’artiste, poète et peintre. J’aime beaucoup votre point de vue sur l’art et son importance. C’est un sentiment que je partage. Je laisse plus bas le lien pour ces textes ainsi que celui de mon site web ou cas ou ca vous intéresse.

    La réponse a votre question est que c’est difficile. A notre époque la définition de ce qui est « commercial » est très difficile a cerner . J’ai décider de faire des images (peintures) qui demande une grande technique. Elle sont réalistes parfois mondaine ou sombre et énigmatiques et c’est voulus justement par soucis de véracité et d’honnêteté vis a vis mon travail. Un artiste selon moi doit dans son travail s’éloigner de la faciliter qui est offerte a notre époque. J’espère que vous prendrer le temps de visiter les liens que je vous laisse. J’espère aussi de recevoir d’autre communications comme celle-ci… en Français… quel plaisir…
    Bien à vous, Louis Comeau

  • Guy Ferrer dit :

    Bonjour Marc Ribagnac,
    Je reçois souvent et apprécie vos courriels m’informant de vos articles.
    Vos deux questions viennent en écho à celles que me posait récemment le magazine Aréa pour une enquête sur les motivations et la responsabilité des artistes d’aujourd’hui.

    1. En choisissant d’être artiste, à quoi avez-vous renoncé ? Cela s’est-il présenté comme un engagement ?
    J’exerce mon métier d’artiste depuis plus de 30 ans. La passion de créer, plus ou moins consciente au début, s’est peu à peu transformée en nécessité que je dirais simplement vitale.
    Etre artiste est une nature, on n’en décide pas. Le mode de vie qui en résulte non plus. Il s’agit plutôt un non-choix, imposé par la nature profonde de sa relation au monde, aux autres, à soi.
    Certains appellent cet engagement vocation. Je crois qu’après avoir reconnu sa nature d’artiste, autant essayer d’en faire quelque chose, une énergie à partager. La chance immense de pouvoir vivre de sa passion est un magnifique avantage, qui balaye tous les inconvénients liés à l’inconfort relatif d’une vie d’artiste.

    2. En quoi la pratique artistique serait-elle un plein engagement ?
    Je suppose qu’il y a autant de façons d’aborder la pratique artistique qu’il y a d’artistes. Pour ce qui me concerne, ma vie tout entière est animée, rythmée, révélée par l’atelier. C’est mon lieu de vie, à la fois le temple, l’école, l’usine !
    Pratiquer, y travailler est une passion exclusive qui se nourrit de solitude et vous rend « différent », mais que je n’échangerais pour rien au monde.

    3. Pensez-vous que l’art doit être au service d’une cause ? Pour vous, laquelle est-ce ?

    Il ne s’agit pas de « devoir être au service de », libre à chacun de déterminer ses objectifs. Mais l’art est évidemment autre chose qu’une impression sur la rétine ! Il véhicule des valeurs subtiles que l’homme en quête de sens recherche, c’est le plus beau et le plus mystérieux moyen, avec peut-être la prière, de se rapprocher du grand mystère…
    Depuis 2004, je me suis personnellement engagé à défendre la tolérance en créant la sculpture éponyme « T.O.L.E.R.A.N.C.E », une suite monumentale de 75m linéaires, constituée de 9 lettres-personnages en bronze évoquant le respect dû aux différentes religions.

    4. De grands artistes ont consacré leur œuvre au service de la Paix et contre la barbarie.
 Cela peut-il encore être le cas ? Comment l‘envisagez-vous ?
    Difficile de parler de « grands artistes » sans le recours du temps, indispensable classificateur, et alors que l’histoire est en train de se faire.
    Mais les artistes ont en effet une responsabilité sociale et politique lorsque leurs œuvres perdurent, deviennent témoins de leur temps et cautionnent leur époque.
    L’histoire déborde de nombreux exemples d’artistes créant, en action ou réaction, pour ou contre, des idées, un système, une cause… Aujourd’hui notre monde est mis en danger du fait d’extrémistes utilisant la religion à des fins barbares. La force noire est à nos portes, et je crois que comme la lumière d’une simple bougie chasse l’ombre, la lumière de l’intention pure peut éclairer le monde et faire reculer le mal ambiant.
    J’ai exposé récemment à Louisville, Kentucky- USA, première ville d’une grande série d’autres villes à venir, autoproclamée compassionate city (ville compassionnelle).
    Le dalai-lama, entre autres responsables de cultes importants, est attendu pour l’édition 2017 du Festival of Faiths (Festival des Fois).
    Un mouvement de conscience important est en train de germer sous nos yeux, auquel les artistes peuvent s’associer.
    Oui les artistes ont leur part de responsabilité.
    A chacun d’en juger les limites et s’en donner les moyens, en son for intérieur.
    L’intention pure je vous disais…

    Guy Ferrer
    15 janvier 2017

    Mention légale pour la publication
    Ce texte a été écrit pour une publication dans le magazine Aréa (mars 2017).
    Toute modification, y compris de la ponctuation, amputation ou prélèvement devra être autorisée par écrit par l’auteur (Guy Ferrer).
    Toute diffusion dans un cadre différent que celui précisé ci-dessus devra être préalablement autorisée par l’auteur.
    Articles L.111-1 et L.123-1 du Code de la propriété intellectuelle.

    Cordialement,
    Guy Ferrer

  • Jeff Saint-Pierre dit :

    Bonjour,

    Je pense que votre discours s’adresse aux artistes en herbe ou amateurs, encore crédules par ce genre de séductions maladroites qui fleurissent partout, car comme il est si bien dit dans la fable de La Fontaine « tout flateur vit aux depens de celui qui l’écoute ».
    Pour votre information ça va bien pour moi et je ne travaille pas en investissant de l’argent pour les autres (seulement dans mon rôle de mécène) ce sont plutôt les autres qui investissent en moi, alors plus sérieusement, qu’avez-vous d’intéressant à proposer ? Etes-vous mécène, collectionneur, galeriste ou philanthrope ?

    Cordialement.

    Jeff Saint-Pierre.

  • Thibaud Grand dit :

    Bonjour,

    J’ai bien reçu votre article.
    Je le trouve étrange et séduisant dans son contenu.
    Si vous avez la possibilité d’être à Paris, n’hésitez pas à pousser la porte de mon atelier, nous pourrions développer vos réflexions sur le monde et l’art.
    Je ne connais pas votre degré d’initiation dans l’art et la politique, ainsi que le but exact de votre démarche.
    J’ai un vieux parcours la dedans avec des rencontres intellectuelles hautes en couleurs avec François Mitterrand, Joseph Beuys, Andy Warhol et Charles Hernu entre autre ( je me suis même fait menacer par Jack Lang dans le bureau de Charles en 86 ), j’ai croisé Hollande, Taubira, dans une réunion secrète pour négocier leur prise de pouvoir au milieu des années 80 à Lyon, J’ai été interrogé par différents services de renseignements, Services de l‘Immigrations en 85 à N.Y (USA), par la DST au retour de mon voyage en Afrique en 1987, par les Renseignements militaires français et américain à Berlin en 1989, plus ma discussion sur ordre de l’armée français avec Alain Madelin et Nicolas Sarkozy toujours en 89 à Berlin une semaine après la Chute du Mur, et plus encore …, je connais les coups tordus que l’on a fait et que l’on fait sous la V ème République, autant politiquement qu’artistiquement ! J’ai régulièrement fréquenté le Ministère de la Culture( DAP ) de 1991 à 2003, on m’a copieusement insulté et menacé … et pour deux personnes, informé, sous le seau de la confidence, par Michel Troche et Jean de Bengy. Etc … etc …
    Sachez donc que l’art et la politique vont de pair. J’ai refusé d’allé voir un viol le 16 mai 1987 sur ordre du Ministère de la Culture, prenait l’attache avec Daniel Buren il peut aisément confirmé que je ne me suis pas présenter à ce rendez-vous le 16 mai 1987. C’est pour cela que je suis au RSA, je n’ai pas obéi aux ordres. Les dès sont pipés !
    Ci-joint le lien de mon site web présentant une partie de mon travail :
    thibaudgrand.com
    Au plaisir d’en savoir plus sur votre démarche.
    Bien à vous,

    Thibaud Grand

  • Benjamin Spark dit :

    merci pour votre article très poétique qui me plaît beaucoup.
    je n’ai pas votre talent de prose donc je vous propose de vous appeler pour vous raconter cela de vive voix si vous le voulez bien.

    je serai ravi de vous envoyer mon dernier livre où je parle justement de ma démarche artistique au travers d’un échange avec mon éditeur.
    quelle est votre adresse postale ?

    merci d’avoir pensé à moi.

    bien à vous

    Benjamin Spark

  • Belarghes dit :

    Ciao Marc,

    Je vous remercie de votre attention et ses pensées concises sur l’art.
    En général, l’argent a été une difficulté pour tout le monde, en particulier pour l’artiste.
    Ne le niez pas! Même pour moi, comme pour beaucoup d’autres. Mais ce qui me inquiète est les tendances de l’art.
    Je réalise des œuvres figuratives et non Mercerie! Alors que j’ai beaucoup de sympathisants mais peu marché!
    Dans un résumé bref de la situation actuelle.

    Cordialement
    Belarghes

  • Daniel Sanchez dit :

    Bonjour Marc,

    Je ne peux qu’adherer à votre resume de ce que devrait être la vie d’un artiste.

    Malheureusement, l’autonomie financiere permettant aux artistes de vivrede leurs productions

    n’est pas monnaie courante.

    Je suis sculpteur sur marbre et pratique les salons(Caroussel du Louvre, Monaco, Cannes, Gmac…)et ai travaillé

    avec quelques galeries.

    Apres avoir pris une disponibilité de 4 mois de mon « autre » travail pour pouvoir faire plusieurs salons, je repars

    y travailler pour pouvoir payer mes factures.

    Ceci malgre un nombre de ventes tres correct qui m’auront servi en tres grande partie a payer le cout des salons,

    de l’hebergement et des deplacements.

    La sculpture est un travail qui demande beaucoup de temps et de disponiblité interieure quand on veut faire les choses

    correctement.

    J’ai decidé aujourd’hui d’arreter de payer tres cher pour montrer ou vendre mon travail et n’en retirer que de maigres benefices

    au regard du travail fourni et semble t il de la qualité de celui-ci.

    Je n’ai pas actuellement le reseau quui me permet de promouvoir mon travail et les lieux d’expositions me permettant

    de toucher un public susceptible d’acheter ou commander de la sculpture.

    Voila un petit resumé de ce que je rencontre depuis deja quelques années.

    Pas facile la mission!

    Je suis curieux d’avoir votre retour et de connaitre vos conclusions…

    Pourriez-vous me dire a quel titre vous faites ce type de travail?

    Cordialement

    Sanchez Daniel

  • Yann Raufaste dit :

    Bonjour mon ami;
    Très beaux textes.
    Le plus important, partager son travail par le biais d’expositions en galerie ou tous autres lieux.
    Vendre heureusement de temps en temps, il semble cependant que ce ne soit pas pour ma part un aspect qui peut influencer ma productivité mais bien plus un gain de confort.
    Amitiés

  • Anne-Claude Olivary dit :

    Bonjour Marc Ribagnac,

    Votre texte m’a touchée, profondément. Répondre simplement n’est pas facile. Après des années de succès, d’expositions et de reconnaissance, je travaillais pour la RTS (sur Lausanne et Genève)dans la communication et les évents, il était donc facile de vendre mes toiles grâce à mes nombreux contacts.

    Et puis ma vie a basculé. Drame familial etc..j’ai tout perdu. Je me suis exilée aux pieds des Alpes près de Martigny où se trouve la Fondation Léonard Giannada, mais là, seuls les artistes décédés sont exposés ! Depuis 2011 j’expose régulièrement entre le Valais et la ville d’Aoste…je n’ai vendu que deux toiles. J’offre les autres. Et je peins tous les jours. J’ai donc en stock près de 350 toiles et sculptures dont soixante-dix sur mes murs !

    En résumé, je ne sais plus me vendre, je manque de relation et je suis nulle en informatique. Donc il ne me reste qu’un vieux blog dont les travaux datent de ma période noire, très sombre.

    Je vais donc devoir me bouger avec mon smartphone et les photos de mes peintures….un peu plus loin que le bout de mon nez voilà.

    En vous remerciant pour votre intérêt.
    Salutations en couleurs.
    Bien à vous.
    Anne-Claude Olivary

  • Aline Decrouez dit :

    Bonjour Marc,

    Merci de votre article.

    Dans un premier temps, l’art me semble être une nécessité, intérieure mais pas que, celle d’inscrire une relation au monde, un regard sur lui, une présence.
    Je rejoins donc ce que vous disiez en introduction de votre message.

    Je me demande si ce n’est pas Dali qui disait travailler pour gagner de l’argent pour pouvoir travailler. Je partage cette vision.
    Toutefois, je ne vois pas l’art comme une marchandise bien qu’il faille vendre pour pouvoir poursuivre son activité artistique. Ma production est lente.

    Pour vous répondre, personnellement, je rencontre des difficultés pour me séparer de mes réalisations alors que je n’attends que cela, pour une question de partage. Je dispose de très peu de moyens actuellement, pas suffisamment d’argent à réinjecter dans mes dépenses matérielles.

    Aussi, je refuse de participer à des salons où l’inscription est souvent onéreuse et, dans ce sens, me semblent appuyer la précarité des artistes (de certains artistes). Je privilégie le domaine public, mon travail artistique s’y prête, même si cela ne m’empêche pas de traiter avec le secteur privé.

    J’espère avoir répondu à vos attentes avec clarté et me demande quelles sont vos intentions.

    Je souhaite également que vous n’utilisiez pas ce message pour le diffuser publiquement et virtuellement.

    Dans l’attente d’une réponse de votre part,

    Bien cordialement,

    Aline Decrouez

  • Serge Chapuis dit :

    Cher Marc,

    Bonjour, et merci de vous être arrêté sur mon travail.

    Si l’artiste a une mission dans un monde où tout est reliè, où il n’y a pas de hasard mais que des rendez-vous, c’est d’être le lien entre le visible et l’invisible, entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent.

    Mes toiles constituent un hymne à la vie habitées de toutes sortes de réminiscences à la fois artistique et autobiographiques dans une période troublée, et dans un cheminement fait de rencontres, d’expositions, de publications, de ventes..
    Pas si facile d’être son propre VRP et quel soulagement lorsqu’une Galerie prend le relais, mais si un artiste devient crédible quand il est visible, il n’en est pas moins difficile de devenir visible pour être crédible.

    Pour ma part, les ventes se font au fil des mois et des années en galerie, festival, fondation..

    Je suis allé visiter votre profil sur Linkedln. Votre blog « Le Naaba » est intéressant, les pages sont riches, les articles concis, et si l’art s’y déguste, alors je n’en ferai pas tout un plat… Au contraire!

    Félicitations cher Marc, et pouvez-vous m’en dire un peu plus sur cette demande, concernant mon activité, qui n’en est pas moins singulière?

    A bientôt de vous lire, je vous joins quelques liens sur mon travail

    Bien cordialement,

    Serge

  • Karine Derenne dit :

    Bonjour,

    Je vous remercie de votre intérêt pour mon travail, voici mes réponses :

    Est-ce facile ou difficile pour vous ?
    c’est très difficile

    Quels problèmes rencontrez-vous ?

    Problèmes de toutes sortes :
    – manque d’espace de travail,
    – manque de finances,
    – peu, voir aucun soutiens, voir pire,
    – manque de visibilité, besoin d’une bonne galerie,
    – besoin de faire des résidences d’artistes
    – besoin d’échanges avec des professionnels

    J’aimerais dans l’idéal, pouvoir explorer le champs des possibles de l’art, sans freins, sans obstacle, dans ça plus pure et simple expression et expérimentation constante…

    Bien amicalement,

    Karine Derenne

  • Sandrine soldini dit :

    Bonjour.
    Je ne vous connais pas mais vos questions sont intéressantes !
    Il est évident que gagner sa vie avec l’art est presque une utopie !! Mais les satisfactions sont ailleurs. Un vrai luxe finalement si l’on passe au dessus des soucis financiers.
    Sinon ça libère la tête et parfois même celle des autres…
    Cordialement
    Sandrine soldini

  • Gilles GIACOMOTTI dit :

    Bonsoir,
    Difficile de dire si le travail de l »artiste a une « efficacité » une  » influence » sur la société. Il faudrait pour ça retirer tout ce qui est artistique dans le monde pour le savoir. Utopie de l’artiste 🙂
    Je considère que mes oeuvres doivent « éclairer » celui qui les regarde et lui donner une information, une impulsion de vie et le rendre heureux en le  » tirant  » vers le haut. Le mythe de l’artiste déprimé, fou etc… n’est qu’une parade, un alibi, un prétexte pour le différencier dans la société et expliquer son art …et ce qu’il représente.
    OUi le devoir de beauté est très important dans mes oeuvres et ouvre le coeur et les sens de celui qui les regarde. Pour résumer; un livre à lire qui m’a bcp marqué et fait comprendre énormément de choses sur mon travail et l’art en général est  » Quand la beauté nous sauve » de Charles Pepin. A lire absolument!

    Il n’en reste pas moins que vivre de son art est difficile, srtt dans une époque ou tout bouge si vite, les gens se lassent et ne prennent que peu de temps à regarder, s’instruire par le silence et l’immobilité. Mon moteur est ma créativité et le besoin de me nourrir de cela et de le partager. Artistes, nous sommes le trait d’union entre le visible et l’invisible. Présent partout, visible nul part, sans obligation d’exister…

    Merci à vous d’offrir cet espace artistique pour en parler

    Amicales et joyeuses salutations,

    Gilles GIACOMOTTI

  • Calire dit :

    Bonjour Marc,

    Merci pour votre mail qui a su attiser ma curiosité. Comment avez-vous trouvé mon contact?
    Vous touchez par votre mail a une réflexion qui m’accompagne quotidiennement. Comment rendre mon travail accessible, comment lui donner une vie à l’extérieur de mon atelier. Ce m’est pas facile. Cela prend beaucoup de temps pour trouver des endroits qui sont ouverts à exposer mon travail, tant d’échanges de mail, de visites de Vernissage, de discussions pour avoir le plaisir de faire découvrir mes créations.

    Cela questionne parfois: dois-je continuer à chercher à le montrer ou est-ce que je crée uniquement pour moi? Si je le garde pour moi, mes créations seront stoquées et prendront la poussière, quel sens donner à cela? Quel valeur cela attribuerait à mes oeuvres? Et si je ressens ce besoin de créer, de dire quelque chose sur un thème, une sensation ou une émotion, le sens de cet acte ne viendrait-il pas lorsque d’autres yeux se posent sur mon travail et qu’un partage de réflexions, d’idées autour se crée?

    Je vous souhaite une belle journée

    Calire

  • Fress Nela Antōnio dit :

    Bonjour Merci beaucoup pour votre article j’adore !!!

  • Françoise HUGON dit :

    Bonjour

    Je ne sais plus très bien comment j’ai été en contact avec vous. Peut-être au travers du groupe Urban expo?
    Toujours est-il que je ne le regrette pas ; votre voyage orientaliste me plait et j’apprécie votre vision du bricolage intime de chacun…

    Oui j’aime vendre mes œuvres. Évidemment pour pouvoir continuer à peindre mais pas seulement.
    Ce que je préfère c’est demander à l’acheteur ce qu’il (elle) a vu ou ressenti. Je découvre alors toujours une histoire forte ou très simple, un imaginaire autre que le mien mais suffisant pour avoir donné envie de faire cet achat. Et c’est un immense cadeau qui m’est alors offert, une fenêtre de plus sur le monde. Et lorsqu’il (elle) demande ce que moi j’y ai mis ou ce que cela signifie je me garde bien de lui dire pour lui permettre de garder en lui (elle) l’histoire qui l’a amené(e) à la rencontre de mon travail….
    Par contre comme je manque de temps et que j’ai du mal à « faire l’article » pour mon travail j’espère petit à petit pouvoir passer par des galeries (associatives, municipales ou privées) et faire confiance à l’enthousiasme de ceux qui m’ont choisie. Évidemment dans ce cas je perd le lien avec celui ou celle qui achète.

    Amitiés picturales
    Fouèse

  • Marc - le goûteur d'art Marc Ribagnac dit :

    Merci infiniment de vos retour.

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