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Un métier artistique, Rataplume tisse sa toile

Un métier artistique Rataplume l’à fait ! Les araignées sont maintenant ses amies. Speederman n’a qu’à bien se tenir ! Ici pas de bataille.

Rataplume métier artistique

La petite Mathilde a baigné dans le métier artistique

Ah, oui, disons le tout de suite, Rataplume s’appelle Mathilde. Et réciproquement.

Ses parents étaient ouverts à l’art, à la culture ce qui a préparé les enfants au métier artistique puisque son frère est maintenant musicien. L’éducation était ouverte à beaucoup de choses.

La petite Mathilde a une grande différence d’âge avec son frère et avec le recul il lui reste une impression de solitude. Mais ce n’est pas un sentiment de souffrance, juste un constat.

Depuis toute petite, Mathilde – Rataplume a eu l’habitude de se créer des mondes, de petits univers. Il y a un lien avec les silence et la concentration qu’elle utilise aujourd’hui.

Mathilde se demande bien pourquoi elle a fait des études de droit. Jusqu’en maîtrise où elle me dit s’être copieusement ennuyée.

Ensuite, elle a étudié l’histoire de l’art mais toujours en se demandant ce qu’elle faisait là. Mais bon, les choses commençaient à se mettre en place. Elle se dit que faire une formation universitaire était une erreur mais que lorsqu’on est bon élève on ne nous demande pas trop notre avis.

Après Mathilde a fait un DUT métier du livre où elle se sentait déjà plus à sa place. Elle a pris l’option bibliothèque. En débutant, elle est allée voir ses collègues toute enthousiaste en leur demandant ce qu’ils avaient lu dernièrement. La réponse était à peu près « ben rien, pourquoi ? ». Elle s’est rendu compte qu’un certain nombre de personnes passaient des concours pour trouver un travail et que c’était tombé par hasard sur bibliothécaire.

J’espère que ça ne concerne pas tous les bibliothécaires et que ceux qui sont passionnés de lecture se signaleront dans les commentaires en bas !…

Ensuite, Mathilde a travaillé dans le domaine social comme écrivain public. Elle me dit que c’est forcément des personnes qui son ou ont été en difficulté et que donc humainement c’est dur.

Le revers positif de la médaille étant la richesse humaine de ce travail.

Rataplume un métier artistique, enfin !

Mathilde (alias Rataplume) a ensuite créé une entreprise où son activité consistait à créer des patrons, des modèles de patchwork au début des années 2000. C’était son premier contact avec le tissu et la couture mais aussi avec la matière. Elle me dit que même en dehors de l’activité professionnel elle a pris goût et pratiquait la couture.

Puis vint la rencontre avec son mari alors qu’elle avait repris des études universitaires (probablement pour s’assurer que définitivement ce n’était pas sa voie) ! Visiblement les deux s’aiment d’amour tendre comme dans la chanson. Mathilde m’explique aussi qu’à deux, assumer un métier artistique devient possible.

C’est comme ça qu’est né Sacha (Rainier), le premier personnage de la série, le mâle alpha. Comme Adam dans la Bible (dixit quoque Dominus Deus non est bonum esse hominem solum faciamus !), Sacha avait besoin d’une compagne. Rataplume créa Macha…

Mais la toute première ébauche, 8 ans avant la création de Sacha, Mathilde avait construit une grosse araignée pour en exorcisé la peur.

Dans son travail actuel, Mathilde aime les problèmes techniques posés par ce qu’elle a en tête (ex. comment faire de tongs pour araignée). Elle me dit que dans la vie c’est quand même sympa d’avoir ce type de problèmes ! C’est comme une thérapie pour digérer des overdoses de travail intellectuel. Un métier artistique pour se soigner en somme.

Mais le travail intellectuel lui plait tout de même (chacun sa drogue) et Rataplume s’est remise à l’écriture. Au moment de la création, elle commence par déterminer le métier de l’araignée ce qui va indiquer les couleurs et le style de tissu à utiliser. Puis vient le prénom et ses préférences littéraires (on ne se refait pas…), le style d’habitation. Rataplume aime que tout soit cohérent et se réponde. Elle me dit que l’écueil possible est d’aller trop loin dans la définition des détails et de tomber dans le monde de la miniature.

Rataplume aime l’idée que ses personnages vivent parmi les humains et récupèrent ce que nous jetons, il y a donc de « vrais » objets qui sont inclus dans les créations. Par exemple, elle explique comment sont fabriqués les trombones de nos bureaux. C’est Malabar qui plie des morceaux de fil de fer parce qu’il est très musclé et l’araignée la plus forte du monde. Vous ne regarderez plus votre bureau de la même manière. Mathilde s’implique tellement que lorsqu’elle raconte aux enfants l’histoire de ses « araignes » ils interviennent en disant « mais c’est pas une vraie » !

Pour Matilde ses personnages sont un refuge où personne ne meurt, personne ne souffre, il n’y a pas de divorce.

Par contre on ne sait pas comment naissent les araignons. Un jours ils apparaissent et c’est la nourrice qui les prend en charge. Du coup, la complexe d’Œdipe n’existe pas, il n’y a pas de problème d’hérédité, de querelle d’héritage, de crise d’adolescence…

Il y a trois stades :

  1. l’araignon à la naissance
  2. quand il sait lire, la nourrice lui fait un cocon et il est araignant jusqu’à ce que ses pattes aient poussées. Quand il a bien lu et que ses pattes ont poussé, il trouve au pied de son lit son chapeau et ses chaussures qui feront son identité
  3. araigne quand il est adulte

Rataplume fabrique tous les éléments des araignes et de leur environnement. Elle pousse le détail à tricoter les chaussettes avec des épingles en guise d’aiguilles. Pour les chaussures il faut aussi compter des essayages, le créateur étant une créatrice !… Chaque personnage représente au moins 50 heures de travail !

Quand Rataplume part en vacances avec son mari, Sacha les accompagne et fait partie des photos souvenir. Sur les expositions, les gens disent souvent bonjour à Sacha avant de saluer Mathilde.

Si une exposition avec les personnages et l’environnement de leur lieux de vie vous intéresse, laissez-moi un message, je me ferai un plaisir de transmettre à Rataplume.

Une question pour vous

Le travail artistique de Rataplume est bien difficile à définir. Est-ce de la sculpture, de la couture ou autre chose ?

D’après vous ce serait quoi ?

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