Sandra Chamoux, pianiste classique

Sandra Chamoux, pianiste classique a premièrement été petite fille. Son père était très mélomane, au point d’épouser une pianiste. Accompagnatrice au conservatoire de Grenoble. Peut-être faut-il épouser sa passion pour être heureux.

Accompagnatrice, signifie jouer pour les élèves de chant lyrique ou les danseurs. Après l’école Sandra allait dans la classe de sa mère. La musique était quelque chose de simplement normal.

Avant d’être Sandra Chamoux, pianiste classique elle a été dès la maternelle en classe musicale. Il lui semblait très évident que tous les enfants faisaient de la musique. C’est au lycée qu’elle a compris qu’il n’en était pas ainsi. Sandra a d’ailleurs détesté le lycée. La récréation durait 20mn et elle courrait au conservatoire. 6mn très précisément, autant au retour. Quelques minutes sur place. Respiration.

Très naturellement, ses parents, l’ont inscrite en classe de musique. Sa mère a eu l’intelligence de la laisser libre. Il n’y avait donc pas d’enjeu sur ce point entre la mère et la fille. Sandra pouvait alors la solliciter au besoin.

Sandra Chamoux, pianiste classique

Sandra a passé un baccalauréat théâtre et musique. F11, ce qui sonne plus comme un avion de chasse que comme de l’art. Elle a eu 13,8 au bac et raté de peu la mention bien. A cause du sport. Et pourtant…

Au conservatoire Grenoble, elle a été l’élève de Christian Bernard, qu’elle idolatrait. Ce professeur l’a fait naître. Sandra me parle du rapport particulier, personnel entre un prof de musique et ses élèves. Mais elle a l’impression de sortir de Grenoble en autodidacte. La médaille d’or en poche, elle a passé plusieurs concours et choisi le conservatoire de Genève.

Son professeur, Harry Datyner , lui a dit qu’elle possédait tout, mais dans le désordre. Son professeur lui dit à la manière suisse «on va tout ordrer ». Pendant les 3-4 ans passé à Genève, c’est la technique qui lui a été enseignée pour que l’énergie, l’émotion soient canalisés. 3 mois avant de présenter son master, son professeur est mort dans un accident de voiture. Un choc. Sandra a demandé à terminer seule la préparation. Elle a eu sont master de piano.

Sandra Chamoux, pianiste classique mais aussi sportive

Lorsque nous parlons de la gestion de l’émotion, Sandra Chamoux, pianiste classique, compare à la préparation du sportif. Ce point reviendra d’ailleurs tout au long de la rencontre. Elle est ceinture noire de karaté, ce qui apprend à travailler inlassablement le geste, comme la position des doigts, les enchainements au piano. Au delà des notes, la musique est l’école de la vie, une manière d’être.

Dans le domaine sportif, à 30 ans, elle traverse l’Atlantique avec ses parents. Cela dure un mois et demi., sur un voilier de 12m. Sans être complètement exceptionnelle, l’expérience n’en est pas moins singulière. C’est une sorte de huis clos, où on ne croise que quelques bateaux au loin. Et tenir un quart, la nuit une forte responsabilité.

Sandra a aussi fait de la haute montagne, des 4000. Quand le physique est insuffisant, c’est le mental qui permet d’atteindre le sommet.

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Sandra Chamoux, pianiste classique, devient professionnelle

Après son master de piano, Sandra a préparé en candidat libre, et réussi, son master de pédagogie.

Le conservatoire municipal d'Eybens, crée un poste pour elle. Sandra y reste de l'âge de 22 ans à 38 ans. Une belle durée.

En plus de l'enseignement, pendant 2-3 ans, Sandra Chamoux, pianiste classique prépare des concours internationaux. Vous trouverez plus de détails sur son site. Ceci représente un travail de haut niveau, 10 heures par jour, en plus de l'enseignement. Des pays comme la Chine et la Russie rémunèrent des pianistes uniquement dans cet objectif. Il est intéressant de voir où un pays place son prestige. L'intérêt d'un prix, outre une petite somme d'argent est d'obtenir des enregistrement et des dates de concerts. Aujourd'hui nous utilisons le terme de réseau. Je n'aime pas le côté utilitaire de ce mot, qui fait l'impasse sur le côté humain, la rencontre.

Ces concours, étants de haut niveau, obligent à travailler, à compléter le répertoire.

En 2005, Sandra rentre au conservatoire de Grenoble, à la place de Christian Bernard. Remplacer un professeur qu'elle a admiré, est intimidant et il lui faudra du temps pour apprivoiser la salle.

Sandra Chamoux, pianiste classique mais pas seulement !

En 2012 elle crée le Liberquartet avec Jean-Luc Manca, accordéoniste, Jean-Michel Danet, violoniste et Olivier Destephany, contrebassiste avec lesquels le quatuor se spécialise dans l'oeuvre d'Astor Piazzolla. Nous sommes plus proche du tango.

Elle crée aussi le duo Wassily avec la violoniste Sabine Debruyne. En référence au peintre Kandinsky. Quelques unes de ses peintures étaient d'ailleurs présentes dans l'exposition Chagall et l'avant-garde russe au Musée de peinture de Grenoble en 2011.

Avec ce duo, un travail a été fait avec une danseuse et la lecture de la correspondance entre Schumann et sa femme. Pour Sandra, s'intéresser à une musique amène à s'intéresser à la vie du compositeur. Outre l'intérêt personnel, c'est une manière de rentrer dans l'oeuvre, ça influe sur la manière jouer.

Actuellement, Sandra Chamoux, pianiste classique, a environ 30 dates de concerts par an, ce qui est plutôt beaucoup dans le monde de la musique classique.

Contrairement à la musique populaire, qui a des tourneurs, les impresarios, ne prennent que les musiciens les plus renommés. Le travail de recherche de salle est nettement plus facile et il est possible de vivre en faisant essentiellement de la gestion.

Le monde de la musique est-il trop restreint pour ne pas intéresser l'équivalent des petits tourneurs ? Je n'ai pas la réponse.

Sandra fait également partie du comité de direction artistique de Musée en Musique, association de concerts du musée de Grenoble. Une des difficulté et donc l'intérêt est de trouver une cohérence à une programmation. Le tout en résonnance avec les expositions du Musée.

Actuellement, Sandra n'aimerait pas avoir une carrière internationale, elle aime l'enseignement et veut continuer.

Quels projets pour Sandra Chamoux, pianiste classique ?

Elle aimerait faire l'intégrale de Ravel et de Rachmaninoff. Pour ce dernier, elle a le sentiment de comprendre sa musique, de se sentir en phase. Si elle composait, ce serait comme Rachmaninoff.

A la fin de la rencontre, Sandra me glisse qu'elle aime écrire. Le soir, elle me recontacte pour me dire qu'elle aurait dû d'avantage insister. C'est en tous les cas, un aspect qu'elle souhaiterait développer mais les journée ne font généralement que 24h.

Je vous livre un extrait :

INSPIRATION

D’où vient ce néant au bout de ma plume,

Alors qu’en mon âme tout se consume,

Flamme immortelle, lumière de mes tourments

Faut-il toujours que mes amours soient violentes ?

A tout vent balottée, noyée dans les flots

Je suis emprisonnée par la frontière des mots,

Je voudrais vous offir l’amour de mon cœur

Sans la pluie transperçante de ma passion qui pleure.

Je voudrais vous emmener avec moi, loin de la haine

Voyez comme je vole, libérée de mes chaînes,

Le ciel pur et chaud glisse le long de mon corps

Mes cheveux ensoleillés deviennent des rayons d’or.

Comme un oiseau, je blesse le ciel de mon passage

Je suis l’univers tout entier avec tous ses orages.

Galope ô ma passion comme un cheval lâché

Ne perds pas de temps, la vie est déjà trop passée.

Je préfère me taire et vous écrire le silence…

Ce sera ma meilleure parole, pour ce brasier intense.

 

C'était Sandra Chamoux, pianiste classique.

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