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Miniature persane et feuille blanche, Sarvenaz Farsian

Miniature persane dans l’esprit, le travail de Sarvenaz Farsian est moderne dans la forme. Issue d’une famille de joaillers, son travail est un bijou.

Miniature persane Sarvenaz Farsian

La joaillerie avant la miniature persane

Tout d’abord c’est par son mari que j’ai connu Sarvenaz Farsian. Morteza Zahedi m’avait fourni la documentation pour écrire sur un artiste d’art brut de Téhéran. De proche en proche j’ai vu le travail de son épouse et j’ai voulu en savoir plus pour vous en parler.

Les échanges ont eu lieu un peu en anglais et beaucoup en persan mais j’ai eu besoin d’une traductrice qualifiée !

Sarvenaz est issue d’une grande famille de joaillers de Téhéran. Au point qu’on a l’impression que chaque membre de la famille a une bijouterie en ville. Déjà ses deux grands-pères étaient joaillers, côté paternel et côté maternel. Ils travaillaient dans un style traditionnel.

Le père de Sarvenaz Farsian travaillait la turquoise.

C’est d’ailleurs cette tradition familiale qui occupe encore Sarvenaz, du design à la fabrication des bijoux. Ce travail du métal se retrouve d’ailleurs dans certaines de ses oeuvres de grand format.

Miniature persane et méditation

C’est à partir de l’âge de 14 ans qu’elle a réellement commencé à dessiner. Petite déjà elle avait enlevé le décor autour d’un miroir pour dessiner son propre décor.

Sarvenaz Farsian me parle à chaque fois avec beaucoup de tendresse de son mari, Morteza. C’est lui qui l’a encouragée à pratiquer les arts graphiques, à dessiner. Elle l’a rencontré quand elle avait 25 ans et c’est lui qui l’a poussée à développer son art qui n’était alors que quelques petits dessins. Son travail est devenu plus cohérent et c’est depuis 2015 que son art est vraiment professionnel, structuré, cohérent. Mais Sarvenaz me dit que ce qui existe aujourd’hui n’existerait pas sans ce travail confidentiel pendant des années.

Sarvenaz a eu un baccalauréat dans le domaine du graphisme mais elle aime expérimenter, pratiquer sur la feuille blanche plutôt que de suivre des consignes. Avoir un diplôme ne l’intéresse pas tellement, elle préfère progresser par la pratique et chercher une voie qui lui est propre.

C’est une chose que l’on retrouve chez beaucoup d’artistes, expérimenter, avec une part d’aléatoire jusqu’à ce qu’une voie soit trouvée et donne un résultat satisfaisant. Alors commence le travail productif, le travail visible mais qui n’existerait pas sans ce travail souterrain.

Dans son travail, Sarvenaz rentre dans un état où rien d’autre n’existe. On peut dire un état de transe, second et certains parlent de « flow ». Il arrive que Sarvenaz rendre dans un dessin et en ressorte 6 heures plus tard sans s’apercevoir que le temps a passé. Dans la conversation le mot « méditation » revient souvent. On retrouve sous une autre forme l’esprit de la miniature persane.

Aujourd’hui, elle dessine tous les jours comme une discipline, presque un sacerdoce. Sarvenaz me dit que le fait de partir de formes simple est peut-être lié au travail de la joaillerie, il y a en tous les cas un lien, une influence, même si c’est indirect.

L’oeuf vert que vous voyez dans les images correspond à un appel à projet de la mairie de Téhéran. Le nouvel an iranien (Norouz, 21 mars) comprend plusieurs symboles dont l’oeuf. Un comme Noël dans le monde chrétien, sept symboles (chiffre lui-même sacré) venus de la religion zoroastrienne de la perse ancienne sont disposés dans les maisons iraniennes. Cette tradition est encore maintenant incontournable.

Sept artistes ont été sélectionnés, dont Sarvenaz Farsian. Son travail a été visible de tous.

Une des première choses que j’ai senti c’est que le travail de Sarvenaz Farsian « fait du bien ». A elle mais aussi à l’amateur d’art qui est devant l’oeuvre. Quand je m’en ouvre à elle, Sarvenaz me confirme ce sentiment et dit que quand une chose est faite avec amour cet amour est nécessairement véhiculé dans l’oeuvre. Que ce soit des enfants ou des adultes, elle a eu des retours dans ce sens, ce qui l’a encouragée à pousser plus avant son travail. Encore une fois, elle me parle de méditation.

C’est par le dessin que nous connaissons Sarvenaz Farsian mais elle est intéressée par d’autres matériaux. Toujours dans les rues de Téhéran, vous verrez dans les images une oeuvre réalisée en métal où l’on retrouve son style et l’entrelacement des traits.

Après avoir exposé régulièrement en Iran, les miniatures persanes de Sarvenaz Farsian sont maintenant exposées chez les riches voisins de l’Iran, Dubaï, Bahrain. Ses oeuvres sont même achetées avant que l’exposition ne débute.

Et maintenant vous pouvez voir son travail de miniature persane moderne également en Europe.

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