Michèle Auer Ory collectionneur d’art… et encyclopédiste !

Je vous propose de découvrir Michèle Auer Ory collectionneur d’art photographique. Une personne passionnante.Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, j’avais retenu deux choses.

Premièrement sa personnalité. Autant elle parle franchement et directement, autant elle aime les gens et les rencontres.

Deuxièmement, c’est son érudition en matière de photographie. C’est elle qui est la cheville ouvrière de l’encyclopédie en ligne et on a l’impression qu’elle la connait tout simplement par coeur. Michèle Auer Ory est un puis, non de science, mais d’art.

Avant d’être Michèle Auer Ory collectionneur d’art…

Michèle Ory vient d’une famille bourgeoise. C’est marrant qu’elle souligne ce point parce qu’aujourd’hui, si elle en a les moyens elle n’en a pas l’attitude. Michèle Ory a fait le conservatoire et l’école des Beaux-Arts au Mans, en France. C’était la période de la guerre d’Algérie et les éditions Robert Lafont rapatriaient leurs bureaux à Paris.

Michèle Ory y faisait des heure pour être finalement embauchée. Elle a également une médaille (une autorisation, pour avoir le droits d’aller vendre dans la rue) de pucier parce qu’elle collectionne les disques 78 tour de jazz, les jouets, la dentelle et bien d’autres choses. Il lui fallait récupérer l’ensemble des vieux disques des étagères des gens qui s’en débarassent, garder ce qui l’intéresse et vendre le reste. Pendant une période, Michèle Ory a collectionné de la porcelaine jusqu’au jour où sa femme de ménage a… tout cassé.

Michèle a commencé à acheter un album de photo, ce qui présente l’avantage de ne pas se casser. Puis petit à petit des appareils photos.

C’est ainsi qu’elle a fait la connaissance de Michel Auer qui recherchait un appareil d’un des inventeurs de la couleur, Ducos du Hauron, qu’elle possédait.

Michèle Auer Ory collectionneur d’art
Photo : Michel Auer

Michèle Auer Ory collectionneur d’art, la photo est sa vie

Michèle Ory et Michel Auer décident de joindre leur vie en juin 1974. Ceci n’est pas juste un anecdote privée, c’est de leur union que je naîtra l’immense collection de photos et l’encyclopédie recensant 80 000 photographes de par le monde. Ce n’est pas rien.

Tous deux précisent à plusieurs reprises que c’est leur troisième mariage. Visiblement la persévérance paye !

Suite à son mariage, Michèle Auer Ory collectionneur d’art est devenue Suissesse. Le consul Suisse lui a écrit pour la féliciter de son mariage et l’informer qu’il suffisait d’envoyer un timbre fiscal et de remplir le dossier pour obtenir la nationalité suisse.

Michel et Michèle collectionnent chacun pour leur compte. Mais en 1989, après 15 ans de vie commune ils estiment que faire collection commune est opportun.

Un point intéressant, au début de l’entretien, Michèle Auer Ory me précise que collectionner c’est faire oeuvre. Ce n’est pas seulement s’intéresser aux oeuvres, aux artistes mais contribuer à l’art en train de se faire.

Michel et Michèle commencent à investir dans une « vraie » bibliothèque photographique. Aujourd’hui leur collection comprend 24.000 livres depuis 1839 et 50.000 tirages.

Michèle Auer Ory collectionneur d’art avait investi dans des studios photos à Paris. Un des studio a été vendu contre des livres rares. Une maison à Saint Ouen a été vendue contre des tirages (au prix du marché) !

Le couple est resté discret sur leur collection jusqu’en 2000, juste pour être tranquille. Les maisons de vente aux enchères font leur travail et savent que la collection est intéressante, justement à mettre aux enchères ! Se pose alors la question de l’avenir de cette collection d’art photographique.

Michèle Auer Ory collectionneur d’art me dit très directement qu’elle goûte peu de gagner de l’argent avec la vente pour « aller se bronzer les fesses aux Bahamas ».

Même si d’autres destinations pouvaient être envisagées !

Par conséquent, un catalogue raisonné « une histoire de la photographie » est publié et la collection devient publique.

Une fondation est crée pour assurer la pérennité de la collection. L’ensemble devient un véritable outil de travail pour les amateurs et les chercheurs. Les correspondances, les livres, les tirages, les appareils ne sont pas séparables et lots. L’ensemble fait sens.

La collection devait s’installer à Montpellier mais leur parcours du combattant fait penser à celui de Jean Dubuffet qui a laissé tomber Paris pour mettre sa collection d’art brut à Lausanne.

Michèle Auer Ory collectionneur d’art est également la cheville ouvrière de l’encyclopédie incluant 80.000 photographes de par le monde. Cette encyclopédie est accessible en ligne, sur abonnement. Elles est particulièrement riche et inclut les contacts des photographes ce qui est tout à fait valorisant pour eux.

Maintenant, des photographes font don de leur fond mais la fondation n’accepte pas tout, un choix artistique est fait.

Un important travail de classement et de numérisation est fait, pour l’essentiel sur les fonds personnels du couple. En parallèle, Michèle Auer Ory collectionneur d’art et son époux, travaillent à la valorisation de la collection pour assurer le fonctionnement sur la durée.

Pour terminer, allez voir la Fondation Auer Ory pour la photographie, les expositions et les livres publiés valent le détour.

Michèle Auer Ory collectionneur d’art
Photo : Julien Chatelin 2009
Photo : Alain Schwarzstein
Guide de l'amateur d'art

Déjà 10698 personnes font parti de la tribu !

Restons en contact :

Je veux m'exprimer

Pour voir la page complète, inscrivez-vous

C’est 100% GRATUIT

Je n’aime pas le spam, vos informations ne sont pas diffusées