Michel Thion, poète français

Michel Thion est un poète français. Michel Thion est fumeur. Pas de Havanne, ça c’est Dieu, mais de cigarettes, c’est plus modeste.

Mais je ne fume pas, alors il me propose un café. Sa fille lui a offert une belle machine, pleine de perfectionnements. Nous pouvons commencer à parler.

Michel Thion, poète français est né en 1947, il a donc près de 70 ans. Les journées dépassent rarement 24 heures et le temps presse pour remplir les années qu’il a devant lui et faire oeuvre. Sans la même urgence, ça me rappelle ce qu’écrivait il y a quelques jours le célèbre neurologue Oliver Sacks.

Mais revenons au commencement des choses.

L’école a quitté Michel Thion, poète français en Première. Quelques années plus tard il a bien tenté la philosophie et la linguistique mais l’amour n’était plus là. L’école et Michel se sont séparés.

Lee Naaba Michel Thion, poète

Michel Thion, poète français, informaticien pour commencer !

Et puis, avec l’arrivée des enfants, il fallait devenir responsable. Il est devenu informaticien, pendant 10 ans.

Aujourd’hui, un disque de 1 téra-octet (mille milliards d’octets) tient dans la main, même une petite main. A ce moment, 30 kilo-octets (mille octets) prenaient la place d’une machine à laver. Une époque de pionniers, c’était passionnant. Il a informatisé le groupe usine nouvelle. Quand c’est devenu sérieux il est parti, il ne voulait pas devenir chef de service. Voulait-il juste rendre service, pas devenir chef ?

Il a été prof de judo à Bobigny. L’endroit n’était pas facile et pour les enfants c’était un des rares lieu de socialisation. Michel se souvient que si la pauvreté était là, les petits juifs venaient tranquillement avec leur kippa, s’entrainaient avec des petits musulmans, des petits chrétiens. On faisait du judo, pas de la théologie. Les temps changent, pas toujours pour le mieux contrairement à l’informatique.

Puis Michel Thion, poète français est rentré comme responsable (cette fois un peu chef quand même…) de l’information municipale. C’était du journalisme dans le cadre de la municipalité, pas encore de la propagande. Il s’est occupé d’action culturelle. Il aime les citations : élargir le cercle des connaisseurs.

C’est à cette époque qu’il crée le festival de musique contemporaine «Futurs/Musiques». Il est arrivé à 80 concerts dans 30 villes. En cherchant sur Internet on trouve des musiciens et des compositeurs qui s’y réfèrent encore. Un des objectifs était de faire se rencontrer des amateurs et des professionnels. Michel estime que la création est pour tout le monde… s’il y a le boulot qui va avec !

En travaillant avec les enfants, il a pu expérimenter qu’on peut accéder à la musique contemporaine, sans passer au préalable par la musique classique. C’est d’ailleurs plus facile pour les enfants qui l’abordent sans a priori.

Les choses passent beaucoup par la pratique. Il a par exemple fait travailler Jean-Serge Beltrando avec les enfants. Michel a par exemple organisé des répétitions avec les sièges du public intercalé avec les sièges des musiciens. Bien entendu ça perturbe un peu les musiciens mais le public se rend compte physiquement de ce que perçoivent les musiciens et en quoi consiste une répétition.

Michel Thion, poète français parle en terme flatteurs de Michel Germa qui était président du conseil général.

En parallèle, Michel était journaliste musical. Assister à un concert pour ne faire la critique, lui permettait également de travailler sa programmation. Pas musicien, autodidacte, il s’est formé non sur des partitions mais par l’écoute. Il s’est d’ailleurs retrouvé dans la commission pour les commandes nationales aux compositeurs. Les membres étaient érudits, leur rencontre enrichissante. Michel était dépassé quand ils se plongeaient dans les partitions. Mais la musique ça s’écoute et là Michel était en terrain connu.

Ce festival existe toujours. Michel travaillait avec deux autres personnes seulement et il est parti avant d’être tout à fait épuisé.

Il a ensuite fait différents boulots, dirigé différents lieux (ah, le voilà chef cette foi !). Le dernier à Oulins, près de Lyon. Puis ce fut la retraite.

Et la poésie dans tout ça ?

En parallèle, il écrivait. Publiait dans différentes revues. Mais trouvait frustrant d’avoir des publications parcellaires et voulait un livre. La nécessité le faisait se lever la nuit pour écrire. Il a mis quatre ans pour écrire son premier livre. Et douze pour le publier !

Ce fut chez Cheyne éditeur en 2002, dont une critique est parue dans l’excellent Matricule des Anges. Pas mal pour un début.

Ensuite Michel Thion, poète français a été publié chez Voix d’Encre et maintenant chez la rumeur libre.

Aujourd’hui il ne sait plus s’il en est à sont dixième ou onzième livre. Peu importe. Il en publie un par an ou tous les 18 mois environ. Le temps presse, sa priorité est d’écrire. La retraite lui laisse ce temps.

Il a un temps travaillé avec Brigitte Baumié sur la langue des signes. Les sourds sont formés à la langue des signes et peu à l’écrit qui leur est difficile d’accès. Avec souvent un vrai illetrisme.

Pour Michel Thion, la poésie travaille autant sur la sensibilité que sur l’intelligence. Même s’il existe une beauté et une esthétique de la science, surtout en mathématiques. Une démonstration peut être belle.

Il estime, à raison, que le silence fait partie intégrante de la poésie, il permet de savourer l’émotion, d’intégrer, de résonner.

L’échange arrive son terme et Michel Thion, poète français admet qu’on ne maîtrise pas tout ce qu’on écrit et qu’il en est bien ainsi.

Michel Thion, poète

Michel Thion, poète

Michel Thion, poète

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