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Michel Auer collectionneur d’art photographique

Un personnage atypique comme je les apprécie ! Michel Auer collectionneur d’art est un homme passionnant et tout à fait agréable.

Michel Auer collectionneur d’art

C’est grâce à un groupe de photographes de Grenoble que j’ai connu Michel Auer, collectionneur d’art photographique. Nous avions alors convenu de nous revoir et j’ai été ravi que l’occasion se présente.

Avant de répondre à ma première question, Michel Auer me dit que vouloir rassembler des objet pour les collectionner est une maladie. Mon expertise, limitée me semble-t-il, en matière psychanalytique m’oblige à un silence prudent !

Aux sources de Michel Auer collectionneur d’art… et de bien d’autres choses

Petit garçon, quand sa grand-maman lui donnait une pièce, Michel la gardait pour avoir une pièce de chaque espèce. Puis les choses con continué avec des canes, des montres, etc.

Michel Auer a commencé à faire de la photo avec un appareil Kodak à 12 ans, en développant lui-même.

Le grand-père de Michel est décédé à 40 ans et son père n’a pas pu faire d’études. Il a cependant fait un excellente carrière dans la banque grâce à un passage aux Etats-Unis, à New York.

Les études n’intéressaient pas Michel Auer. Son père lui a fait faire une orientation professionnelle à Zürich.

Michel avait deux passions : le labo photo et la radio. Dans l’internat il y avait un labo photo dont il était responsable et… il vendait les tirages à ses camarades.

Pour la radio il fallait faire des études alors que pour la photo il suffisait d’un apprentissage et c’était plus créatif. Le responsable de l’école d’orientation a eu l’intelligence de convaincre son père de ne pas forcer Michel à faire quelque chose qui ne l’intéressait pas.

Après un apprentissage, Michel Auer s’est mis à son compte à Genève.

En 1961 a lieu une vente aux enchères de vieilles photographies d’un collectionneur français. C’est le déclic, son envie de collectionner s’est focalisée sur la photographie et les appareils.

A partir de là, il oriente son affaire vers les agrandissements de très grand format. Le labo s’appelait « Big » ! Les revenus étaient intéressants et surtout lui libéraient du temps pour chercher des appareils et des photos l’après-midi.

Michel Auer collectionneur d’art
© Philippe Ayral
Michel Auer collectionneur d’art
© Julien Chatelin 2009

Michel Auer collectionneur d’art et les livres sur la photo

Pour collectionner sérieusement, Micher Auer collectionneur d’art a eu besoin de se former et de lire des livres. Mais rien n’existait sur l’histoire des appareils photos et Michel Auer décide de faire un livre, un travail qui a duré de 1963 à 1969. La partie la plus longue a été le travail avec l’éditeur, Michel Auer n’a pu trouver d’accord sur le contenu et la forme avec le premier éditeur.

Un photographe britannique le met en relation avec un éditeur et cette fois, si l’accord financier est moins intéressant l’accord éditorial est trouvé. Le livre sort finalement en 1975 mais en 3  langues, français, allemand et anglais. Il se vent tout de même 80.000 exemplaires, malgré le prix de 120 francs suisse ce qui était énorme !

En 1974 Michel rencontre… Michèle. Mais je vous parlerai d’elle dans un autre article. C’est la recherche des appareils anciens qui suscite la rencontre, le reste ne nous regarde pas !

Certains appareils n’ont jamais été retrouvés et Michel travaille à partir des brevets qui ont été déposés. Un des appareils datant de 1910 est… une fusée. A usage unique donc et forcément jamais retrouvé.

De même, l’imagination en terme d’espionnage n’a pas de limite avec un appareil dissimulé dans un oeil de verre. Actionné par un aimant puissant situé dans une chevalière. Il faut oser !

Durant toute cette période il n’y a guère que 10 collectionneurs d’appareils anciens de part le monde, il n’y a donc pas de « marché ». Il faut aller faire les greniers pour dénicher ces vieilleries dont les gens veulent se débarrasser. Donc les prix sont faibles. C’est en 1969 que les choses démarrent et il suffit de peu de collectionneurs pour que les prix montent.

L’air de rien, Michel Auer collectionneur d’art et de photos a une longueur d’avance par ses 10 ans de recherches, il a déjà un réseau dense. Il peut alors en faire commerce pour satisfaire sa passion.

Au fil des années une collection considérable a été réunie : 500 appareils, 21 000 livres, inédits, 50 000 tirages originaux, objets d’art, écrits, cartes postales, affiches…

Il aurait été possible de vendre l’ensemble à un prix considérable et passer les vieux jours au soleil. Mais la passion a primé et avec son épouse ils ont créé une fondation qui leur survivra. L’ensemble a pour objectif d’être pérenne.

Ah, oui, une dernière chose.

A 83 ans, Michel Auer collectionneur d’art a décidé de vendre sa moto et de ne se déplacer qu’en Fiat 500. Et pour faire Genève – Saragosse, c’est très bien.

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