Lucie Rie, céramique contemporaine

By 10 février 2016Actualités, Céramique

Lucie Rie, céramique contemporaine est une dame qui a traversé le XXème siècle au sens propre. Elle a vécu 93 ans.

Lucie Rie, céramique contemporaine

Vase de Lucie Rie, source http://www.antique-collecting.co.uk. Valeur £8.500

Eléments biographiques de Lucie Rie, céramique contemporaine

Lucie Rie, céramique contemporaine est née en 1902 pour terminer sa vie en 1995. Vie qui aurait bien pu se terminer plus tôt car née juive, à Vienne en Autriche.

Lucie Rie (née Gomperz) a étudié la poterie auprès de Michael Powolny. Elle a ouvert son premier atelier en 1925 et participé à l’Exposition Universelle la même année.

En 1938, Lucie Rie fuit les Nazi et s’installe à Londres. Pendant la période de la guerre, elle loge le célèbre physicien Erwin Schrödinger.

Pour gagner sa vie, elle fabrique des boutons en céramique qui sont encore exposés dans des musées. D’ailleurs, elle emploie nombre de réfugiés pour l’aider et les aider. C’est ainsi qu’elle rencontre Hans Coper en 1946 alors fauché et qui nourrit le rêve de devenir sculpteur. Il deviendra céramiste et restera l’ami de Lucie Rie jusqu’à sa mort. La fabrication de boutons était une source de revenu pour Lucie Rie mais réciproquement, une source d’approvisionnement pour les couturiers alors soumis aux restrictions de la guerre.

Lucie Rie, céramique contemporaine, une artiste de premier plan

Si les boutons produits sont parfois exposés dans des musées, il est clair que là n’était pas l’ambition de Lucie Rie. C’était bien la céramique contemporaine, artisanat auquel elle s’était formée (à la prestigieuse Kunstgewerbeschule), qui était son objectif. Dès les années 1920 elle s’y est fait une réputation. Quand elle arrive à Londres à l’âge de 36 ans, elle a déjà gagné des prix pour ses céramiques dans plusieurs foires Européennes (dont la médaille d’or en 1935 à l’Exposition Universelle de Bruxelles). Pourtant, elle est arrivée inconnue en Grande Bretagne et son style n’était pas du tout compatible avec ce qu’appréciaient les commentateurs.

Pourtant, de la collaboration de Lucie Rie, céramique contemporaine avec Hans Coper, naîtra un style qui sera la base du style de cette époque.

Lucie Rie, céramique contemporaine

pottery bowl with dripping copper glaze over a glossy deep ochre body. Credit http://www.leahgordon.com. Valeur US$ 8.800

Lucie Rie, céramique contemporaine

Photograph: Tony Evans/Timelapse Library Ltd/Getty Images in 1988

Lucie Rie, céramique contemporaine

Source : https://www.freeformsusa.com

Lucie Rie, céramique contemporaine

Unique stoneware vase with carved pattern to body and brown and white volcanic glaze.
Height 9 3/4″ (24.5cm) Width 5 3/4″ (14.5cm) Impressed « LR » monogram

valeur $32.000

Le style de la céramique contemporaine de Lucie Rie

A la fin des années 40, Lucie Rie semble bien avoir visité le musée de Avebury, Wiltshire non loin de Bath. Elle a été impressionnée par les poteries du Néolithique et de l’âge du Bronze, ainsi que les outils (en os d’oiseau) pour travailler l’argile à cette époque ancienne. Ceci a visiblement influencé ou rencontré sa propre recherche, personnelle et en dehors du courant dominant. En anglais, elle était « outsider ». Son style personnel était un mélange, un équilibre entre la force simple, la texture rugueuse des formes antiques et la modernité tout à fait actuelle du design et de l’architecture telle qu’elle l’a étudiée à Vienne.

Ses premiers travaux étaient caractérisés par la pureté de la forme et l’austérité, ce qu’elle n’a jamais vraiment abandonné.

Lucie Rie et Hans Coper ont souvent exposé ensemble (notamment à la galerie Besson), leurs approches étant très complémentaires. Mais Lucie Rie s’est concentrée sur des formes limitées comme les bols et les vases dans une approche modeste mais hautement accomplie et de plus en plus recherchée. Elle aimait les surfaces très texturées avec des couleurs mélangées et des teintes robustes.

La céramique contemporaine de Lucie Rie étaient comme érodée par des siècles d’exposition aux éléments. C’est surtout vrai après les années 1960.

Lucie Rie, sa céramique contemporaine, sa personnalité

Elle était connue pour travailler dur, être ordonnée, précise. Elle était aussi connue pour être directe, et certains disent franchement rude. Elle rabrouait sans autre formalité ses étudiants, leur disant que leur travail était sans espoir…

Elle enseignait à temps partiel à la Camberwell School of Art mais restait centrée sur son travail personnel et se définissait comme « potier ». Tout au long de sa vie, son travail est resté singulier et Edmund de Waal disait qu’elle « projetait un champ de force la tenant éloignée des attentes de son entourage ». Toute sa vie elle a recherché une indépendance vitale.

Malgré sa renommée, son numéro était dans l’annuaire de Londres et elle recevait volontiers les visiteurs. Avec une tasse thé et du gâteau !

Lucie Rie est aussi décrite comme petite et pétillante. Dans son atelier, elle avait installé une théière en inox… pour tenir éloigné un écureuil qui avait rendu visite à ses poteries, au risque de les faire tomber.

Lucie Rie, céramique contemporaine

stoneware vase with cream and brown volcanic glaze. Valeur $14.000

Lucie Rie, céramique contemporaine

stoneware bowl with matte pale brown pitted glaze. Valeur $16.000

Lucie Rie, céramique contemporaine

stoneware vase with cream and gray volcanic glaze. Valeur $24.000

La cote de la céramique contemporaine de Lucie Rie

La céramique contemporaine de Lucie Rie voit ses prix augmenter régulièrement depuis son décès en 1995. C’est d’ailleurs une constante pour tous les arts : la mort est un excellent outil marketing !

Les œuvres de Lucie Rie sont surtout recherchées par les collectionneurs Britanniques, Européens, Américains et Japonais. Je reprends la classification d’un marchand sujet de sa gracieuses majesté, qui m’amuse en distinguant les britanniques des européens !

Un des attraits pour la céramique contemporaine, réside dans l’opposition entre l’aspect fragile, frêle de ses œuvres et l’aspect robuste du grès. Cette dynamique est connue comme le « le frisson Lucie Rie ». Pour illustrer, j’ai indiqué des prix qui n’atteignent pas les sommets de la peinture mais atteignent des niveaux relativement élevés. Le vase en première illustration a été vendu aux enchères en 2015 pour £8.500. Chris Large dit que la demande pour la céramique contemporaine de Lucie Rie demeure soutenue. La condition étant que les pièces soient maintenues en très bon état.

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