Liz Parkinson art singulier

C’est dans un restaurant iranien que j’ai retrouvé Liz Parkinson art singulier. Non seulement son art mais son parcours est aussi singulier. En 1974, vers 26 ans, elle a quitté Londres pour revenir à Sidney, le plus simplement du monde. Par la route.

Elle a traversé l’Europe, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan et bien d’autres pays. Le voyage de retour a duré 18 mois.

Mais revenons au début.

Liz Parkinson art singulier est née au nord de Sydney dans une petite ville. Elle y a vécu jusqu’à l’âge de 11 ans. Elle s’ennuyai à l’école.

Liz Parkinson art singulier

Son père vendait du bétail. Sa mère était en charge de la maison et des enfants. Classique divisions des tâches. Ici, rien de singulier, une enfance très conventionnelle. Sa mère appréciait l’art mais dans sa forme conservatrice. Liz Parkinson art singulier a été la première de sa famille a réellement s’intéresser à l’art.

Pourtant Liz a passé 4 ans à l’université pour étudier l’économie. Elle en garde un très bon souvenir. D’ailleurs il y avait des garçons me dit-elle ! En regardant les photos de l’époque, pas de doute, les garçons avaient certainement envie de lui faire la conversation. Elle était une jeune femme pas seulement charmante mais belle.

C’est vers 23 ans qu’elle a commencé à pratiquer sérieusement son art. Dans cette période elle a enseigné l’économie à des enfants de 14 ans. Ce qui n’est simple ni pour le professeur ni pour les enfants.

A 24 ans elle a participé à un concours sa la petite ville de ses parents.

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Liz a appris à faire des bijoux, ce qu’elle a pratiqué pendant 15 ans. Elle a aussi enseigné la fabrication de bijoux, surtout en argent.

Elle a aussi écrit des livres sur l’histoire locale et familiale.

Le moment décisif de Liz Parkinson art singulier

En 1977, Liz Parkinson fait la rencontre de Herbert Eckert qui se trouve être un ami de longue date du français Jean Dubuffet. Il lui écrit avec des photos du travail de Liz. Dubuffet envoie le tout à la collection d’art brut à Lausanne qui passera commande de 3 dessins. Ils prendront place dans la Neuve Invention.

Liz me dit « it was a defining moment ». On peut le comprendre, c’est une reconnaissance. De classe internationnale.

Pourtant, sa mère n’en a pas été contente. Une amie artiste lui ayant expliqué que l’art brut l’art des fous. Au contraire, Liz a poursuivi son travail avec obsession en dessinant chaque jour, bien que ses parents tentent (en vain) de l’en dissuader.

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Les influences de Liz Parkinson art singulier ?

Liz me dit qu’elle essaye de ne pas être influencée par les autres. Nous ne sommes pas obligés de la croire, elle est trop cultivée pour ça.

Ceci étant dit, Liz Parkinson me dit que les choses doivent venir de l’intérieur. C’est marrant, le chanteur et poète Antonio Placer me disait à peu près la même chose. C’est un peu comme un travail psychanalytique en somme. Creuser au fond de soir pour aller au-delà de la superficialité des choses.

Et donc apporter quelque chose de singulier, une… Neuve Invention. Oui, c’est le mot, même si ce que nous faisons ne vient pas du néant mais se nourri de ce qui a déjà été fait, apporter à l’humanité quelque chose qui nous est propre et donc nouveau.

Dans le travail de Liz Parkinson art singulier, je suis frappé par la symétrie de ses dessins. Elle n’est pas voulue ni parfaite mais c’est l’impression qui ressort de la quasi totalité de ses dessins. Les choses sont ainsi, ce n’est pas issu d’une réflexion intellectuelle.

Liz avait l’habitude de faire des dessin de petite taille, c’est récemment qu’elle entreprend des dessins plus grands.

Petit à petit, ils sont devenus plus sophistiqués. Une photo sur un écran n’en rend pas bien compte, mais ils sont incroyablement détaillés. Comme toutes les oeuvres il faut les voire en « vrai ». Ce que j’ai fait, et je comprends mieux pourquoi un dessin lui prend 2 à 3 semaines.

Le résultat est beau, tout simplement.

Fin 2014, Liz Parkinson art singulier a publié un livre de coloriage. On y trouve des animaux plus ou moins réels ou imaginaires. Quelques inspirations qui proviennent de la faune et des mythes australiens mais sans être réellement inspiré des aborigènes. Même si elle s’est intéressée à leur art et à leur culture, elle se définit comme européenne. D’ailleurs tous ses ancêtres viennent des îles britanniques.

Liz Parkinson art singulier n’a jamais suivi de formation formelle de dessin. Ce qui apparaît sur la feuille vient de l’intérieur. Une série  de dessins vient de ce qu’elle a eu de sérieux problèmes de peau. Une sorte d’eczéma qui la brulait. Instinctivement, ses dessins montrent une femme entourée de flammes.

En principe, un article se clôt sur une conclusion. Pour dire au lecteur, voilà, c’est fini. Au contraire, je voudrais dire : ça commence. Si vous découvrez Liz, allez voir ses oeuvres.

Vous en serez plus heureux.

J'aime le travail de Liz Parkinson :

Liz Parkinson art singulier
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