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L’art aborigène et l’occident, le sens retrouvé

Il y a 10.000 ans, l’humanité toute entière menait une vie de chasseurs-cueilleurs comme l’ont fait les peuples aborigènes jusqu’à une période toute récente. La terre, encore indemne, les nourrissait physiquement et spirituellement. La mémoire de ce temps, idéalisée, alimente de nombreux mythes, y compris dans notre vie moderne.

art aborigène, Jorna Newberry

Cette ancestralité commune, les Aborigènes la vivent encore activement, à travers leurs rituels, leurs croyances et leur art, qui, en fait, sont une seule et même chose.

L’archéologie considère que les indigènes de l’Australie vivent sur ce territoire depuis 60.000 ans, mais eux disent qu’ils l’occupent depuis l’origine de l’humanité. Quoiqu’il en soit, leurs ancêtres parcouraient déjà le continent australien alors que l’homme de Cromagnon n’avait pas encore mis le pied sur le sol européen. Ainsi, les peuples natifs de l’Australe représentent la plus ancienne mémoire collective du monde et leur isolement sur l’île continent les a préservé des influences extérieures, conservant, comme un témoignage précieux, une pensée, un rapport au monde, une manière d’être, qui furent ceux de nos lointains ancêtres.

L’intérêt pour la pensée et l’art aborigènes a émergé en Occident dans le milieu du 20ème siècle. Préparé par la vague de mouvements artistiques novateurs tels que le cubisme ou le surréalisme, l’esprit occidental devint réceptif à cette expression dite première, qui privilégie la Sensation sur la Figure au sens où Cézanne l’entendait : une forme sensible qui amène à la sensation. Car l’œuvre aborigène est l’expression d’un holisme absolu : sujet et objet sont indissolublement liés. Le geste du peintre, lorsqu’il trace le motif initial, sur un fond généralement rouge, noir ou ocre, (avant le remplissage pointillisme) est comme une contraction de sa mémoire et de celle du lieu, qui fusionnent alors dans l’œuvre. Le peintre et sa terre, son environnement, son ancestralité, partagent la même essence.

L’art aborigène vous intéresse ?

La contemplation d’une telle œuvre nous délivre pour un temps du morcellement de l’objectivation, et nous éprouvons, en entrant dans le tableau, l’unité du sujet et de l’objet. C’est une manière de relativiser nos certitudes, nos habitudes, d’explorer les potentialités de notre perception et d’accéder à une intime connaissance.

Le trouble qui saisit le spectateur devant certaines toiles, et notamment devant les très grands formats, dans lesquels on entre littéralement, est une expérience puissante. Elle relève de ce sentiment – que Romain Rolland nomma océanique – de faire l’unité du sentant et du senti, et d’être au coeur de l’univers.

   L’œuvre d’art aborigène est à l’image des peuples natifs de l’Australie, elle nous embarque dans une expérience sensorielle et spirituelle. A la manière du rêve de nos nuits, elle condense et fusionne, le peintre avec son sujet, l’histoire avec le territoire, le temps avec l’espace, et fait lien avec l’universel de la création.

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