Julia Williamson, outsider art

Les oeuvres de Julia Williamson, outsider art m’étaient connues mais je n’avais jamais eu l’occasion de la rencontrer. Ce fut un plaisir d’être invité dans son atelier.

Julia Williamson, outsider art

Julia Williamson, outsider art habite au pied des montagnes de Belledonne, le soleil brille ce jour-là. Mais l’hiver c’est autre chose, pratiquer les routes demande de la prudence.

En arrivant, 3 chats sont à l’entrée. Un siamois, un chat nu (sphinx) et un chat roux dont j’ai oublié le type. Les trois sont de race, sociables et d’un maintien aristocrate !

Nous montons au dernier étage où se situe l’atelier de Julia Williamson. Ses yeux d’un bleu clair tranchent avec ses cheveux bruns mais il y a autre chose. C’est son regard, il y a comme un feu dedans tant il est intense.

Son nom vous l’avait peut-être indiqué, elle est née britannique.

Ses parents ne lui ont transmis aucune culture, au sens académique. Son frère a dû interrompre ses études pour aller travailler. Sa soeur, a fait les beaux arts et enseigne l’art en lycée.

A 17 ans Julia Williamson, outsider art est parti sillonner les routes européennes en auto-stop. Elle a ensuite passé 2 ans dans les kibboutz dans le désert du Negev puis est allée en Egypte. Pour enfin revenir en Grande Bretagne.

Ses études ont abouti à une licence et à un métier d’infirmière en psychiatrie, avec des enfants.

Julia Williamson, outsider art
Julia Williamson, outsider art
Julia Williamson, outsider art

Julia Williamson, outsider art, une infirmière qui se soigne à l’art

Julia Williamson me parle des termes utilisés pour définir son travail : outsider art, art singulier, artiste autodidacte, etc. Aucun ne correspond complètement, comme toujours les étiquettes ne sont que des outils pour aider à réfléchir, pas plus.

Ses oeuvres ne sont pas facile à appréhender. Parfois d’un abord franchement rude et il faut un temps d’accoutumance. Passé le premier pas nous pouvons y voir l’humour et même la tendresse.

En travaillant avec les enfants en psychiatrie, Julia Williamson utilisait une pâte polymère pour faire de petites sculptures, de petites figurines.

Quand son second enfant est né, elle a eu l’occasion de faire des figurine en papier mâché pour Halloween. Après avoir travaillé quelques temps dans la restauration d’archives, elle maîtrisait la matière première.

La vie impose parfois brutalement des changements de direction. Julia Williamson, outsider art est revenue à son métier d’infirmière mais a commencé en parallèle à réaliser des figurines. Petit à petit, elle a pris confiance et en a réalisé de plus grandes ce qui permet de leur donner plus d’ampleur, plus de détails.

Son travail d’infirmière est exigent, jusqu’à 14h de travail par jour. Avec beaucoup de route pour aller voir des personnes souvent âgées et isolées en montagne.

Julia Williamson se lève à 5h30 pour travailler à son atelier. Le soir, elle dort profondément !

Julia Williamson, outsider art
Julia Williamson, outsider art
Julia Williamson, outsider art

Julia Williamson, outsider art a des problèmes avec ses yeux, de la cataracte. Ce qui complique son travaille et exige un éclairage de qualité. C’est en même temps, une source d’inspiration, les yeux ont de l’importance dans son travail. Elle achète des yeux de verre ou de plastique, de toutes les dimensions, de toutes les couleurs. C’est souvent fabriqué en Chine. Les yeux sont souvent exorbités et ont quelque chose de réaliste qui est troublant, parfois gênant.

Julia Williamson sculpte souvent des animaux mais qui ont des expression humaines. Il y a un côté gentiment délirant. On retrouve aussi les personnes âgées parce qu’elle en rencontre toute la journée de par son travail.

Il y a aussi un aspect très cru dans le travail de Julia Williamson, outsider art avec des poils, des sexes, ouvertement montrés. Elle me dit « il y a un côté Benny Hill ». Il n’y a pas de volonté de choquer (encore que…) mais de montrer les choses telles qu’elles sont. C’est plus une volonté de provoquer, de bousculer et d’amener les gens à penser à des choses qu’ils voudraient ne pas voir.

Ses oeuvres ont aussi une familiarité avec les livres pour les enfants. Dans plusieurs de ses sculptures, on tire ou tourne la queue et la sculpture devient musicale, chante des comptines d’enfants.

Si vous ne l’avez pas encore trouvé, allez chez Julia Williamson, outsider art vous y trouverez plusieurs moutons à 5 pattes !

Julia Williamson travaille presque exclusivement avec du papier. Rarement, elle utilise des structures métalliques quand il faut assurer la solidité de l’ensemble. Des archives aux sculptures, le papier lui plait. C’est aussi une matière bon marché et qui permet des réalisations de bonnes dimensions.

Pour Julia Williamson, outsider art il faut que les objets d’art parlent par eux-même sans avoir besoin de longues explications théoriques, sans avoir besoin de faire de longues études sur les théories artistiques.

Vous avez trouvé ici quelques images (photographies de son fils) mais rien ne remplacera d’aller les voir en réalité. Vous trouverez l’actualité de Julia Williamson ici.

Les œuvres de Julia Williamson vous intéressent ?

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