Hélène Lagnieu, peintre francais

C’est en 2012 que j’ai connu Hélène Lagnieu peintre francais, dans son atelier. Je l’ai retrouvée il y a une semaine exactement, elle a beaucoup évolué.

Son père était boucher dans le Bugey, un métier dur, il travaillait beaucoup. Sa mère lisait beaucoup et s’était abonnée au Club des femmes pour recevoir régulièrement des ouvrages.

Petite, Hélène Lagnieu peintre francais voulait être danseuse. A l’adolescence, elle aurait voulu être styliste. Mais ses bonnes notes en math l’ont emmenée à faire un bac D (math, physique, biologie). L’arrivée des maths modernes l’a laissée perplexe. Une prof catastrophique l’a conduite à faire partie des cinq élèves à avoir un zéro pointé. La plupart des autres avaient juste quelques points de plus. Baccalauréat raté.

Hélène Lagnieu peintre francais a donc travaillé.

D’abord dans la photogravure, pour de grands couturiers. Elle a appris la précision. Mais, déjà myope, ce travail abîmait les yeux. Les hommes étaient mieux payés que les femmes. Injustice. Une visite médicale au bout de deux ans l’a décidée à partir.

Des petites boulots à Hélène Lagnieu peintre francais

Ce fut de petits boulots. Elle a fait l’accueil dans une galerie qui vendait aussi du matériel. Hélène a donc décidé de se mettre à l’aquarelle. Les débutant commencent souvent par cette technique alors qu’elle est particulièrement difficile à maîtriser.

Elle a eu l’occasion d’exposer dans la galerie où elle travaillait et à Bourg en Bresse. Elle peignait des paysages et des fleurs. Elle en a au moins acquis une technique.

Ensuite Hélène a travaillé 10 ans dans une chocolaterie. Les employés avaient le droit de manger des chocolats, ce dont elle ne s’est pas privée. Au point d’en être écoeurée le soir mais de recommencer le lendemain !

Elle a eu l’opportunité de faire la décoration murale de la chocolaterie. Des clients américains lui ont demandé de faire la décoration de leur maison de campagne. Leur fils l’a fait venir à New York deux semaines. Plus précisément à Darien, en bord de mer. Elle pu rester quelques jours seule à New York. Bonheur.

Dans cette période Hélène Lagnieu peintre francais continuait l’aquarelle. Elle a aussi fait une exposition avec de petits dessin à l’encre de Chine en 2005. Le thème portait sur les pieds bandés et les eunuques. Elle en fit 400 (cf. les deux premières images ci-dessous). Elle avait été impressionnée par la cruauté de ces rites. Les parties génitales de l’eunuque étaient embaumées et il avait la possibilité de les racheter ensuite. Et pouvait se faire enterrer… entier.

Hélène a évolué vers l’acrylique. Elle dit que ses toiles étaient étranges, mi animal, mi humain, avec des couleurs vives.

Elle trouve plus aisé de se lâcher sur une toile de grande surface. Elle ne fait pas de brouillon. « Le plus dur c’est d’ouvrir le robinet, puis ça sort » me dit-elle. Elle ajoute qu’elle savait que tout ça était en elle.

Quand j’avais rencontré Eric Demelis, il avait parlé de rôle thérapeutique de son travail. Hélène parle de guérison.

Hélène a en même temps évolué d’un athéisme matérialiste à la spiritualité. Avec toute la prudence qu’à ce mot par rapport à la croyance. Pour elle il y a quelque chose de supérieur. Elle pratique d’ailleurs le tai chi et le Qi gong. Il est évident pour elle que nos pensées et nos paroles ont un impact sur soi et sur les autres.

Elle a fait l’« expérience du riz ». En faisant cuire du riz et en le répartissant en deux bols que l’on couvre d’une assiette. Sur le premier on écrit « amour » et l’autre « haine ». Tous les jours pendant un mois on concentre tout son amour pour l’un et toute sa haine pour l’autre. Au final, le premier était intact à quelques moisissures près, le second noir.

Je tenterai l’expérience.

Quand j’avais rencontré Hélène Lagnieu peintre francais, dans son atelier en 2012, j’avais été frappé par le côté morbide de ses thèmes, les morceaux de « viande ». Elle avait éludé ma question en disant que son père était boucher.

Maintenant, elle me dit spontanément qu’elle est à un tournant. Elle trouve que ce qu’elle fait est dur et qu’elle veut changer son style, ses thèmes. Elle ne sait pas encore précisément vers quoi elle va aller. Mais elle y va !

Par exemple, elle aimait énormément les musées d’anatomie et ne les supporte plus maintenant. Ca lui fait mal à la tête et elle doit sortir.

Pour suivre Hélène Lagnieu peintre francais

Hélène Lagnieu peintre francais va faire une résidence de 15 jours près de Montréal en lien avec la BHN.

Hélène est une personne attachante et son travail très abouti. Elle annonce des évolutions dans son travail. Je ne manquerai pas de suivre ça de près.

Hélène Lagnieu, peintre, dans son atelier

Hélène Lagnieu, peintre, dans son atelier

Hélène Lagnieu, peintre, dans son atelier

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