Hans Schärer, outsider art

Hans Schärer, outsider art, souvent associé à l’art brut a peint des madones ainsi que des scènes érotiques ou plus. L’espace entre les deux étant continu.

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

Quelques éléments biographiques de Hans Schärer, outsider art

C’est un peintre suisse d’importance. Hans Schärer, outsider art est né en 1927 à Berne et il est décédé à Saint Nikklausen en 1997. Son père était médecin. Il a reçu une formation solide et classique à l’Ecole de Commerce de Lausanne mais choisi la peinture à 21 ans. Il arrive à Paris en 1949 quand l’Art Brut sort de l’ombre avec la possibilité offerte à des autodidactes de devenir artistes reconnus, comme Gaston Chaissac. Il expose pour la première fois en 1951 à Stockholm et en 1958 il reçoit à la fois une bourse fédérale des beaux-arts et le prix Reconnaissance de la ville de Lucerne.

Hans Schärer, outsider art recevra d’autres prix et bourses mais ce n’est pas le plus intéressant pour aujourd’hui. Le Kunsthaus de Aarau organise une exposition personnelle en 2015, d’autres suivront organisées par le Centre Culturel Suisse de Paris et son homologue, le Swiss Institute de New York. en 2016.

Ce sont ses aquarelles érotiques et peintures de madones qui sont les plus marquantes dans son travail.

Artiste, musicien, compositeur, écrivain, il a été une figure influente de la scène artistique suisse des années 1970-80. Revenu en Suisse en 1956, il s’est marié et a eu 4 fils. Tout à fait sociable, il a eu un rôle notable dans l’art suisse de son époque. C’est seulement depuis quelques années son œuvre reçoit une attention internationale et en particulier après avoir été exposé à la biennale de Venise en 2013 par Cindy Sherman.

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

L’œuvre de Hans Schärer, outsider art

Les aquarelles de Hans Schärer, outsider art, en particulier celles de la veine érotique, sont volontiers caricaturales, théâtrales. Le désir y devient fantasme avec ses excès et donc son côté ridicule. Le désir est aussi un appétit.

Même si les femmes représentées sont clairement féminines à première vue, les choses sont plus mêlées dès qu’on y prête attention. Un peu comme dans la vie, en somme, où il semble très facile de distinguer un homme d’une femme mais quand on y regarde en détail la frontière n’est pas si nette.

Dans les aquarelles de Hans Schärer, outsider art, les femmes ont des langues qui font très clairement penser à des pénis. Dans les jeux sexuels, les femmes ont parfois une position symboliquement masculine. Pourtant les femmes ont des seins, des fesses qui ne laissent pas de doutes sur la féminité des personnages.

Les attributs masculins peints par Hans Schärer, outsider art sont à la fois très reconnaissables sans nécessité de profondes analyses et pourtant cachés. C’est une tour, une obélisque, un bobsleigh qui figurent un pénis par exemple. Il est rarement peint explicitement.

Très clairement dans ses images érotiques, la femme est toute puissante et les hommes, peut-être dans une régression voluptueuse, deviennent des objets.

C’est peut-être là qu’est le lien avec ses madones, l’homme n’a pour rôle que d’admirer, adorer, dorloter. Entre des scènes de sexe et des madones, le rapprochement est téméraire, pour le moins. En commun cependant, la dévotion et l’obsession de l’image de la « femme ».

Les madones de Hans Schärer, outsider art

C’est le titre qui identifie clairement les Madones de Hans Schärer, outsider art. Leur apparence offre un lien pourtant ténu avec l’image traditionnelle des vierges. Toutes sont de face et elles ont un aspect massif. Certains les ont comparé à des babouchka russes ou des totems (au sens déesse-mère).

Les madones de Hans Schärer sont très souvent pourvues d’un ovale au milieu du corps qui fait fortement penser à une vulve. Cet élément graphique est d’ailleurs très souvent présent dans les madones les plus traditionnelles. Il est d’ailleurs intéressant de se souvenir que la tradition dit que Marie a terminé sa vie terrestre à Ephèse. Cette ville avait Artémis comme déesse tutélaire, une déesse vierge !

Ces peintures ont également pour intérêt de montrer le lien entre l’Outsider Art, souvent décrit comme maniaque, obsessionnel et l’art vénérable des églises.

Ce qu’un écran ou un livre ne peut pas rendre, c’est la matière de l’oeuvre. Une peinture n’est jamais une surface mais un volume. Le rendu de la matière est différent suivant comment on le regarde et les madones de Hans Schärer, outsider art intègrent des éléments volumiques : des coquillages, de petites pierres, des cheveux, des boutons…

C’est une évidence, à un moment le face à face avec l’œuvre est nécessaire.

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

Hans Schärer, outsider art

Courtesy Swiss Institute

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