Guy Ribes faussaire

Guy Ribes faussaire, attention, pas copiste, la nuance est de taille ! Né dans un bordel en 1948 à Riorges, près de Roannes, où son père exploitait sa mère et faisait le gangster le reste du temps. Bienvenue dans la vie ! Le personnage est pittoresque et attachant.Guy Ribes a commencé à travailler très tôt, à 12 ans il allait à l’usine de bonbons avant d’aller à l’école. A 28 ans, Guy Ribes a travaillé dans une soierie, ce fut un moment de bonheur. La nuit il se servait du matériel pour peindre et vendre les tableaux au marché. Le patron a fait semblant de ne rien voir.

Son père pratiquait le révolver plutôt que le pinceau. Petit, il a vu passer tout le gratin des gangster de l’époque. Guy Ribes est parti dans la marine et lors de sa première permission, il trouve son père avec un fusil de chasse et trois morts. Les voisins. de retour, la marine lui a vivement conseillé d’aller plutôt dans la légion. Ce qu’il a fait. Mais ça ne l’empêchait pas de peindre.

Guy Ribes faussaire

Guy Ribes faussaire, attention, pas copiste, la nuance est de taille ! Né dans un bordel en 1948 à Riorges, près de Roannes, où son père exploitait sa mère et faisait le gangster le reste du temps. Bienvenue dans la vie ! Le personnage est pittoresque et attachant.Guy Ribes a commencé à travailler très tôt, à 12 ans il allait à l’usine de bonbons avant d’aller à l’école. A 28 ans, Guy Ribes a travaillé dans une soierie, ce fut un moment de bonheur. La nuit il se servait du matériel pour peindre et vendre les tableaux au marché. Le patron a fait semblant de ne rien voir.

Son père pratiquait le révolver plutôt que le pinceau. Petit, il a vu passer tout le gratin des gangster de l’époque. Guy Ribes est parti dans la marine et lors de sa première permission, il trouve son père avec un fusil de chasse et trois morts. Les voisins. de retour, la marine lui a vivement conseillé d’aller plutôt dans la légion. Ce qu’il a fait. Mais ça ne l’empêchait pas de peindre.

Dans cette période il a rencontré Bob Dénard. Mais quand on lui pose des questions, Guy Ribes faussaire coupe court et veut qu'on revienne à la peinture.

Avec son parcours, vient le moment où il a besoin de rencontrer les autres. N'ayant pas eu de formation artistique, il copie ce qu'ont fait les autres.

A la renaissance, on sait par des gens comme Giorgio Vasari, que le système de formation est fondé sur la copie, c'est ainsi qu'on apprend son métier. Rubens, lors de son voyage en Italie a copié des œuvres, qui sont d'ailleurs maintenant valorisées comme des Rubens plus que comme des copies des maîtres de la renaissance ! On présente une copie à un disciple de Raphaël, Jules Romain, qui s'y laisse tromper. Au lieu de s'en offusquer, il dit qu'il ne l'estime pas moins que si elle était de son maître, voir plus encore. Il est très impressionner qu'un homme puisse imiter la manière d'un autre de manière aussi parfaite.

Actuellement, ce qui a changé, c'est que la valeur vénale d'une œuvre vient de la signature. Il y a donc tromperie sur la marchandise, pas sur la qualité artistique de l’œuvre. Il y a beaucoup de vanité à attacher plus de valeur au mot (le nom du peintre) qu'au fait (le tableau). D'une manière ou d'une autre, tous les tableaux sont faits pour tromper.

En droit, une pure copie est une contrefaçon. Imiter la signature est un délit.

L’œuvre "à la manière de" et signalée comme telle n'est pas un problème. Si elle porte une signature connue, la ligne jaune (ou rouge) est franchie.

Comment devient-on Guy Ribes faussaire ?

Premièrement par jeu. Puis un amateur d'art aimait Claude Weisbuch mais ne pouvait pas s'en offrir. Guy Ribes faussaire lui en a fait un ! Plusieurs, jusqu'au moment où Weisbuch, qu'il connaissait, liu a dit, "maintenant tu arrêtes" ! Pour aller au delà, il a eu besoin d'une connaissance parfaite des peintres, de leur technique.

L'astuce est basée sur le certificat d'authenticité. Le tableau était présenté à des experts (parfois les héritiers) qui le validaient. S'il était refusé, le tableau était détruit. Encore une fois, les gens achètent une signature, un certificat. Au point de se désintéresser complètement de l’œuvre ! Dans un catalogue, le certificat de tel ou tel expert n'est jamais remis en cause, il est accepté tel quel. Guy Ribes révèle que beaucoup d’œuvres sont fausses. Si on s'intéresse à l’œuvre ("à la manière de" ou pas), le faux n'existe plus.

A la fin, ses compères du moment ont établi de faux certificats et c'était une bêtise.

La première chose à faire est "d'être" le peintre dont on va s'inspirer. Par exemple, la femme de Chagall lui mettait un bouquet de fleurs tous les matins dans son atelier, ce qui l'inspirait. Guy Ribes faussaire fait la même chose. Il faut aussi utiliser du matériel de l'époque de l’œuvre, clous, cadre, papier kraft, toile et même ajouter de la poussière derrière la vitre. Il faisait un Chagall en une nuit, un Picasso en 3 jours, un Dali en une semaine. Il a croisé Picasso et l'a vu dessiner sur la plage. Les seuls dessins de Picasso que personne ne verra plus. Guy Ribes a été frappé par le regard de Picasso.

Pour que ça fonctionne, il faut un réseau pour mettre des œuvres sur le marché de l'art. Des revendeurs venaient le solliciter.

Pour justifier l'existence d'un tableau inconnu, le stratagème classique est de dire que la tableau provient d'un héritier en besoin d'argent. Le prix doit être crédible mais dans le bas de la fourchette. Les marchands avaient des collectionneurs possédant des tableaux de petits maîtres et qui voulaient monter en gamme. Ils rachetaient de vrais tableaux et leur vendait un faux. Le marchand gagnait donc deux fois, il écoulait un faux et récupérait des vrais.

Guy Ribes faussaire savait si un tableau était bon parce qu'il provoquait une émotion, c'était une vraie œuvre. Avec Picasso, les choses étaient facilitées parce qu'il refaisait 10 fois le même dessin, c'était une recherche. Guy Ribes en glissait un nouveau au milieu ! L'expert fera la même démarche que Ribes mais à l'envers et il faut lui mettre un doute. S'il a un doute, l'expert donne le certificat !

Dans les musées, on expose souvent des faux pour ne pas prendre de risque avec les vrais.

Quand il s'est fait attrapé par la police Guy Ribes en avait marre. Acte manqué ? Comme beaucoup de faussaires, Guy Ribes faussaire est fier de son travail. Il passe à la lumière, la reconnaissance de son art. Le procès a rétablit sa notoriété. A son procès il y avait 350 tableaux. Les avocats auraient bien voulu les acquérir !

L'affaire a duré 7 ans, lui a fait tout perdre. Mais il s'est trouvé lui-même.

Guy Ribes faussaire... et maintenant ?

Guy Ribes peint parce que c'est vital. Il ne faisait pas des copie mais des faux. Il insiste, tout faux qu'ils soient, ses tableaux sont des œuvres. Il faisait des faux parce que sa peinture ne marchait pas. C'était une manière de se mesurer aux plus grands.

Guy Ribes faussaire a ses principes, son éthique, certes pas ceux du commun. Il considère qu'on peut être un faussaire sans être mauvais, qu'on peut être lié avec des escrocs sans en être un sois-même.
Aujourd'hui, ce qui intéresse Guy Ribes faussaire ce n'est pas de figurer quelque chose mais de donner une émotion. En discutant une heure avec une personne il peut repérer ce qu'elle aime et peindre exactement ce qu'elle attend. Mais pour lui, l'art ce n'est pas séduire, ce qu'il fait maintenant est "réel". Pourtant il n'a pas exposé depuis longtemps, le public connait Guy Ribes faussaire, seuls ses amis connaissent sa peinture.

En religion nous apprenons que les pêcheurs sont punis. C'est faux. Guy Ribes faussaire, a payé devant la justice. Certes. Mais aujourd'hui il vit de son art et même de son expérience de faussaire. Au travers de son livre tout d'abord mais il collabore avec des cinéastes.

Je veux m'exprimer

Pour voir la page complète, inscrivez-vous

C’est 100% GRATUIT

Je n’aime pas le spam, vos informations ne sont pas diffusées