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Ganzeer artiste street art protestation et pyramides

Ganzeer artiste street art est devenu célèbre grâce à son courage physique face à un régime autoritaire. Déjà artiste, la répression l’a fait émerger !

Ganzeer artiste street art
Photography © Art by Ganzeer, Photo by Jo Anna Pollonais

Ganzeer artiste street art émerge publiquement lors des printemps arabes

Ganzeer artiste street art, s’appelle Mahamed Fahmy pour l’état civil. Mais son nom d’artiste (جنزير à prononcer djanzir) désigne la chaine (celle des prisonniers par exemple). Tout un programme.

Ganzeer a connu une renommée internationale suite aux soulèvements populaires des Printemps Arabes en 2011. Il a d’ailleurs été arrêté pendant ces évènements.

Les murs du Caire se sont alors retrouvés couverts de graffitis politique et révolutionnaires. Ganzeer artiste street art disait que « les gens oublient que les rues appartiennent au peuple ».

Il ajoutait que le peuple devait en prendre conscience. En somme ce que disait Étienne de la Boétie bien des siècles avant dans La Servitude Volontaire.

Parmi des dizaines d’autres artistes, Gazeer a œuvré. Il est bien entendu connu pour le tank ci-dessus mais aussi pour les portraits des « martyrs » morts lors des soulèvements.

Les gens du Caire ont été sensible à ces portraits, permettant de ne pas oublier, de matérialiser que ces gens ont poussé le courage au péril de leur vie et de leur rendre hommage.

Dans ces conditions le terme « artiste engagé » prend une autre signification que dans les salons des diverses capitales…

La fresque ci-dessus a été réalisée de nuit avec des amis et des volontaires. Elle figure un homme en bicyclette portant un plateau de pain (le mot égyptien signifie « vie ») sur sa tête. Un soldat point le canon de son char vers lui. la fresque est quasiment en taille réelle. Dans un pays contrôlé par l’armée, le message est explicite.

C’est la révolution de 2011 qui a provoqué le surgissement d’un street art politique. Avant ces évènements seuls existaient des noms gribouillés et des dessins faits par les fanatiques… de football.

L’artiste El Teneen dit que le soudain surgissement des graffitis faisait partie entièrement du soulèvement populaire. Initialement c’était juste pour laisser une trace, ne sachant si les manifestations allaient durer. Les artistes ont pris un spray ou un pinceau et ont décidé que c’était le moment de faire quelque chose. La peur de la tortures et des abus de toute sorte avait disparu.

Cette fois, personne n’a interpelé les artistes « avez-vous une autorisation pour faire ça » ?

Ganzeer artiste street art disait « ce n’est pas décoratif, ça communique, ça délivre un message ».

Ganzeer artiste street art
Le Masque de la Liberté, sticker de Ganzeer
Ganzeer artiste street art
Ganzeer, « Who’s Afraid About Art ? »

Ganzeer artiste street art un courage physique

Ganzeer artiste street art est un des rares à avoir figuré le général Sisi. Ce qui est un crime en soit !

Un présentateur de télévision (son nom mérite l’oubli) a diffusé un portrait et le vrai nom de Ganzeer à l’antenne, en précisant qu’il était supposément membre des Frères Musulmans (récemment déclarés organisation terroriste). Jusque là anonyme, il a fallu que Ganzeer fuie l’Egypte dans les 48h.

Pour se protéger les artistes développent des technique comme ajouter les détails contre l’autorité au dernier moment. Ganzeer a fait croire que sur une fresque en cours, un soldat faisait le deuil des innocents morts (une pile de crânes). Au dernier moment il a ajouté du sang sur la bouche du soldat et l’œuvre « L’armée avant tout » prenait une tourne… assez différente.

Si c’est la rue qui a révélé Ganzeer artiste street art, il n’aime pas du tout cette étiquette. Par respect pour les « vrais » artistes street art dit-il mais aussi parce qu’il fait bien d’autres choses.

Ganzeer se réclame plutôt du mouvement Concept Pop. Vous pouvez lire l’essai (en anglais) qu’il a publié dans la revue The Cairo review.

Vous pouvez aussi en savoir plus sur la Bande dessinée qu’il a publié en 2016 (toujours en anglais) dans le journal britannique The Guardian.

 

Une question pour vous

Le street art est souvent une forme de protestation. Pas toujours.

Quel est pour vous le rôle de cette forme d’art dans la cité ?

Merci de partager votre appréciation dans les commentaires en bas.

Déjà 11628 personnes font partie de la tribu !

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6 Comments

  • Rémi Pollio dit :

    oui alors la dictature ça fait émerger, sûrement
    vu qu’en démocratie on en est réduit à de l’art déco (les jolis chats de c215, et même sa « taubira », vont pas casser 3 pattes à un canard)
    à bakou (azerbaidjan, « démocratie » pétrolière très familiale) j’ai vu ce que pouvait couter un « graffiti à tendance ironique » là bas : 10 ans de prison pour 2 jeunes, après avoir planqué 10 kilos d’héro chez eux et leur avoir fait « avouer »
    les cimetières et les prisons sont pleins de héros
    ce qui n’a rien à voir avec notre « street art », plutôt inoffensif ici, quand, même en finissant en garde à vue on peut s’en sortir sans dommages après une petite déposition sans grandes conséquences ;-*)

  • BESSETTE dit :

    Dictateurs ou politiciens véreux provoquent chez le peuple des sentiments souvent violents ou d’incapacité. L’artiste de son côté est souvent en mesure de capter l’air du temps, de résumé en image les abus de pouvoir ou la volonté citoyenne. Les artistes ont toujours été au premier rang des changements politiques, suivi par les écrivains.
    Vous souhaitez faire la révolution, offrez de la peinture et des pinceaux à un artiste !
    Ou une presse aux écrivains…

  • Michel Lienard dit :

    il y va des artistes comme des autres il y a les résistants les contestataires les intégrés et les non intègres etc etc Malevitch a contesté staline; les mots la peinture, la musique,…. peuvent adoucir , embellir contester selon ceux qui les portent

  • MAPRA dit :

    Bonjour

    Nous ne pouvons qu’être d’accord avec ce que vous dites.
    Il doit évidemment être acteur de la société mais chacun à sa façon car méfions nous de définir ce que doit être L’ARTISTE pour ne pas fabriquer de clones. Défendons la diversité.
    Certains sont observateurs et chroniqueurs, certains autres sont “visionnaires” d’autres dénoncent et s’engagent tandis que d’autres se situent dans une dimension spirituelle, esthétique ou autres ….
    Une œuvre existe et a sa “fonction” du fait qu’elle existe aux yeux du public, elle est une entrée en dialogue, donc une fonction positive.

    MAPRA

  • Zeynep - Yemeni artist dit :

    in fact during the revalution in Yemen I was one of the artist who drawing on the wall of the bridge and streets ,it was really nice experience and I felt that all people can read my opinion and it’s increased the thought of education people about the truth of situation in Yemen , it’s one of the art I respect to much ,every one can talk loudly through it when there are no one read books or news , they can see at least

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