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Galerie d’art en ligne : ça ne marche pas ? Quelques pistes

Une galerie d’art en ligne vous semble une hérésie ? L’art est une affaire d’émotion face à un objet ?

Regardons ensemble, c’est un peu plus compliqué.

galerie d'art en ligne
Source : Online Art Trade Report by Hiscox

Vers 2011, je me suis intéressé aux galeries en ligne et plus généralement à la vente d’oeuvres en ligne. J’ai été surpris qu’à cette époque la progression annuelle était de 10%, même s’il faut savoir que l’on partait de… zéro.

A l’époque il me semblait invraisemblable d’acheter certaines choses sur Internet, des vêtements, des chaussures ou de l’art. Il fallait avoir l’objet devant soi pour savoir s’il nous convient.

Mais en quelques années, acheter des vêtements (avec des prix nettement plus intéressants qu’en magasin) est totalement ordinaire. L’achat d’oeuvres suit la même tendance avec une hausse de 24% (peu de marchés peuvent se flatter d’une telle progression) avec un volume 3,27 milliards de $ sur une année. Si on prend en compte un tassement des ventes record, on voit que les achats plus modestes (inférieur à 10.000$ tout de même) de tout un chacun ne s’essouffle pas. Les enquêtes montrent que les acheteurs en ligne ont l’intention d’acheter autant voire plus en ligne dans l’année a venir.

Ceci étant dit, un peu plus de la moitié des collectionneurs d’art sont réticents à acheter sur le site d’une galerie d’art en ligne ou d’un site d’enchères.

Les plateformes de vente aux enchères les plus importantes sont Artnet, Artsy, Paddle8 et Auctionata.

Seulement 28% des galeries proposent de vendre des oeuvres en ligne même si plus de 40% passent par des sites de vente d’art en ligne tiers. Elles sont prises entre la vente en ligne où il n’y a pas d’interaction entre le galeriste et le collectionneur et la pratique traditionnelle où la relation humaine compte autant que l’oeuvre.

Les études estiment que d’ici 2020, la vente d’oeuvres par les galerie d’art en ligne et sites d’enchères, représentera quasiment 10 milliards de $.

Il est intéressant de noter que 60% des acheteurs en ligne sont motivés par la « valeur d’investissement ». Ce qui effectivement ne nécessite pas de passer par une galerie mais de suivre la cote d’un artiste sur un site comme Artprice. Pour les autres, l’achat en ligne est un moyen alternatif et non pas un substitut au réseau traditionnel.

Les plateformes de vente exclusivement en ligne comme Auctionata et Paddle8 ont plus que doublé le volume de ventes en 2015 et continuent à recruter de nouveaux collectionneurs.

En partant d’une approche vente aux enchères, type eBay, les ventes à « prix fixe » prennent de la place et semblent avoir la préférence des collectionneurs.

Un peu comme la théorie applicable à beaucoup de startup, « the winner take all », il semble y avoir une vraie concentration des acteurs. Plus de la moitié des acheteurs en ligne utilisent au maximum 3 plateformes.

Réseaux sociaux et galerie d’art en ligne

Pour résumer : 55% des collectionneurs suivent les artistes sur Facebook et 50% sur Instagram. Avec une forte progression pour ce dernier, en particulier pour les jeunes acheteurs.

Instagram est d’ailleurs de plus en plus utilisé par les artistes, les galeries, les musées et les maisons d’enchères. Instagram est LE lieu ou mettre des photos et ce sont bien les images qui mettent en valeur les oeuvres.

Galerie d’art en ligne quel avenir ?

Peu de galeries passent à l’e-commerce avec leurs propres moyens et leur propre stratégie de vente.

Par contre, elles utilisent des plateformes existantes pour plus de 40% d’entres elles mais le volume de ventes en ligne ne représente encore que 10% de leur chiffre d’affaires.

On voit aussi que les galeries d’art en ligne font leur propre promotion et celle de leurs artistes essentiellement sur Facebook et de plus en plus sur Instagram. C’est aussi une stratégie des artistes qui veulent faire connaître leur travail. Cette stratégie est plutôt efficace et beaucoup de collectionneurs utilisent ces canaux pour s’informer.

Si la vente en ligne est encore minoritaire, pour 18% des galeries, ce canal représente plus de la moitié de leurs ventes. Ce n’est pas rien.

 

Vous êtes galeriste ou artiste et j’ai une question pour vous : quelle est votre expérience de la vente d’oeuvres sur Internet ?

 

Guide de l'amateur d'art

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5 Comments

  • Carole Penin dit :

    Bonjour, effectivement il m arrive de vendre sur les réseaux sociaux. Mais plutôt des petites choses à petit prix. L acheteur a sans doute l impression de prendre moins de risques sur de petites oeuvres.

    • Marc - le goûteur d'art Marc Ribagnac dit :

      Coucou Carole,
      Ravi de te retrouver ici. Le statistiques que j’ai lu parlaient d’un seuil à 10.000$ et Artprice dit aussi que l’essentiel des ventes (aux enchère pour eux) se situe en dessous de 5.000€. C’est sous ces seuils que se situent les amateurs.
      Toujours dans les chiffres, Artprice s’est rendu compte qu’en moyenne, une oeuvre de 20.000€ et plus est un investissement qui rapporte 6% par an. C’est là que se situe le placement financier, voir la spéculation.
      Au passage, je t’envoie une bise !

      • Carole Penin dit :

        Quand je dis petit prix, c est vraiment petit prix. 100 euros maxi….
        La bise.

  • STARCK dit :

    Le réseaux des ventes sur le net est souvent pour moi le prolongement d’une séries de contacts directs crées par bouche à oreille avec des ameteurs ou collectionneurs,il est rare qu’on m’achéte sur photo,mais cela peut se produire et rarement à des sommes supérieures à 2000e,c’est un marché difficile à conquérir pour le moment.

    • Marc - le goûteur d'art Marc Ribagnac dit :

      En fait ça dépend des circuits (des plateformes).
      Une galerie ou un artiste aura du mal à vendre ainsi. Mais en passant par une plateforme (celles citées dans l’article) ça devient possible. Je n’ai pas dit facile, mais possible

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