Florence Dussuyer, atelier du peintre

Florence Dussuyer, atelier du peintre est née jumelle. Tôt elle a eu besoin d’exister indépendamment de sa sœur même si les deux s’entendent très bien. Longtemps, Florence a dit « on » avant de dire « je ».

Petite, elle dessinait des maisons, de l’architecture.

Florence a récupéré un carnet que son grand-père a dessiné pendant la guerre. Ceci étant dit, elle n’est pas issue d’une famille prédisposée à l’art. Mais plutôt d’une famille ayant le goût de l’effort, du travail. Florence Dussuyer, atelier du peintre ne craint pas d’aller « jusqu’au bout de la fatigue ».

Florence Dussuyer, atelier du peintre

Propédeutique à Florence Dussuyer, atelier du peintre

Des évènements qui brassent, ont poussé Florence Dussuyer, atelier du peintre à « se souvenir des choses, faire des images ». La peinture était aussi un moyen de dire des émotions intérieures. Florence a aussi beaucoup écrit depuis petite, elle aime mêler les deux activités.

Sa mère était dans le commerce et allait chaque années à Paris pour des salons et Florence partait dans les musées. Au collège elle a pris option dessin, c’était un moment où elle était bien. Elle a passé un baccalauréat littéraire option arts plastiques.

Florence Dussuyer, atelier du peintre avait envisagé l’architecture. Le jour du concours (mise à niveau en arts appliqués) elle avait oublié ses pinceaux et donc peint à la main ! Mais elle craignait de trop travailler sur ordinateur et pas assez avec ses mains.

Elle a donc été en fac d’arts plastique à Saint Etienne, sur 4 ans. Ce fut un moment de bonheur, avec des gens autour d’elle qui comprennent ce qu’elle ressent. Comme pour beaucoup de parents, avoir « un vrai métier » aurait été préférable pour ceux de Florence.

Aller à l’université a aussi été un moment où elle a existé sans sa sœur jumelle.

Elle a adoré les cours d’esthétique. Avec son professeur Rosario Mineo, Florence a fait un travail sur l’incertitude dans le dessin. Une immense installation sur un mur , en utilisant des pétales de fleurs. C’est un travail intérieur de recherche.

Florence Dussuyer a aussi fait un travail sur l’ouvert. Ouvrir l’espace, ouvrir le dessin.

Cette période a été l’occasion d’aller au Vietnam et de découvrir une autre culture, d’ouvrir une fenêtre.

A la faculté d’art plastiques, mis à part les cours avec modèle vivant, il n’y a pas tellement d’enseignement de la technique des différents arts. La maîtrise vient d’avantage de l’analyse des œuvres et de la pratique.

Florence Dussuyer, aime le trait, la trace, le mouvement.

Florence Dussuyer, atelier du peintre

Florence Dussuyer, atelier du peintre et son environnement.

Pour avoir « un vrai métier » Florence Dussuyer, atelier du peintre a fait l’IUFM et devenir institutrice. C’était nettement moins passionnant, pas transcendant !

Ceci-étant dit travailler avec enfants lui plait, même si l’investissement est fort si l’on veut bien faire son travail et pas reconnu pour autant. Elle a enseigné 12 ans jusqu’à maintenant, dont 10 ans de ZEP et quelques années aux Minguettes (des journées avec de l’imprévu…). En maternelle, on est encore avec un contact humain fort.

Je suis surpris de la remarque de Florence Dussuyer, « j’ai fait l’IUFM pour être une bonne mère ».

Pendant l’IUFM la pratique de la peinture a été quasiment arrêtée. Elle craignait d’ailleurs de perdre ce qu’elle avait acquis aux beaux-arts. Les choses sont revenues quand sa fille avait 2 mois. Elle s’est remise à faire de petits formats, carrés, pour retrouver de l’énergie. Entre le travail, les enfants, la peinture, le planning doit être organisé. Cette organisation, cette rigueur est aussi un acquis du travail d’enseignement avec les enfants. Mais Florence Dussuyer souhaite cloisonner les deux univers. Ne serais-ce que pour le respect du programme en classe.

La peinture est aussi « une décharge », une libération des émotions, des tensions accumulées.

A partir de cet été, elle se met en disponibilité de l’éducation nationale pour peintre à plein temps.

Son mari fait des bandes dessinées et c’est un terrain qui soude le couple.

Florence Dussuyer, atelier du peintre
Florence Dussuyer, atelier du peintre
Florence Dussuyer, atelier du peintre
Florence Dussuyer, atelier du peintre
Florence Dussuyer, atelier du peintre
Florence Dussuyer, atelier du peintre

De la classe d’école à Florence Dussuyer, atelier du peintre

Au beaux-arts Florence Dussuyer travaillait beaucoup avec des cartes, des collages, des installations. Son travail était beaucoup moins figuratif. Elle aime « laisser la matière faire » et utiliser ce qui apparaît. On retrouve le travail sur l’incertitude, la surprise.

Elle aime les espaces du corps et du paysage.

Dans les brocantes, elle a récupéré de vieilles boites et compte les utiliser. Le Naaba reviendra vers Florence Dussuyer, atelier du peintre pour voir ce qu’il en est.

Le thème de la gémellité revient souvent. Elle utilise une photo d’elle et sa soeur emmitouflées comme le font souvent les mères ! Cette photo l’inspire beaucoup.

Florence Dussuyer, atelier du peintre
Florence Dussuyer, atelier du peintre
Florence Dussuyer, atelier du peintre

Florence Dussuyer, atelier du peintre, comme beaucoup d’artistes garde beaucoup de matériel, qu’elle utilisera… un jour.

Florence Dussuyer, atelier du peintre, aime travailler avec de l’épaisseur, revenir et faire une proposition nouvelle sur la première. Plusieurs dessins se superposent avant de donner le résultat final. Elle aime aussi mettre beaucoup de choses, la surcharge. Avec le temps, revenir l’essentiel, aller à l’épuration fait partie du cheminement.

Actuellement, Florence Dussuyer travaille sur les femmes allongées, c’est la première fois qu’elle tient un thème sur la durée.

Florence Dussuyer reste un peu mystérieuse sur les matériaux qu’elle utilise, outre l’acrylique. Certains me font penser à des résines industrielles par leur texture, leur épaisseur. Peut-être des colles. Mais comme je n’ai pas le matériel pour faire une spectrographie de masse, le mystère demeure !

Habituellement, on dit aux artistes qu’il est vain d’envoyer un dossier à une galerie. C’est pourtant ce qu’elle a fait avec la Galerie Au-delà des apparences à Annecy. Une première fois, le travail ne convenait pas. Quelques années plus tard, c’était la bonne occasion et une belle exposition en a résulté dans un superbement agencé.

Autant, Florence Dussuyer met d’elle-même dans sa peinture, autant l’égo reste discret.

Pour terminer, Florence a un environnement magnifique et aime peindre dehors. Alors qu’en principe elle se dit urbaine.

Florence Dussuyer, atelier du peintre… et la vie d’après ?

En septembre, Florence Dussuyer emmènera ses enfants à l’école mais n’y retournera pas pour enseigner. Administrativement, ça s’appelle être en disponibilité. En l’occurence, disponible pour peindre. Pour lire, aussi, sur l’art japonais par exemple, un gros livre est déjà sur la table.

Préparer des salons dès la fin de l’année.

Je m’intéresse au travail de Florence Dussuyer :

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