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Entretien avec l’artiste Eric Demelis de Grenoble

Mi-novembre j’avais pris contact avec Eric Demelis pour le rencontrer. Ce fut chose faite fin janvier.

Mais revenons un peu plus en arrière, au début. Ou presque.

Eric a fait des études à l’université. Beaucoup.

Après un DEUG il a été en licence de biologie des organismes. Sur le plan professionnel ça ne menait pas à grand chose. Alors il a fait un CAP de tourneur céramiste qui lui a appris des choses utiles. Il a débuté de nombreuses formations universitaires vite abandonnées.

Logiquement, il a fait de nombreux petits métiers, souvent liés au transport : de lettres – facteur pendant 10 ans, coursier médical, etc.

Logiquement encore, tout ça s’est terminé par le chômage. Eric aurait pu plonger, il a dessiné. Chacun son addiction.

Il a dessiné de manière quotidienne, compulsive. Et réciproquement.

Mais il avait de toutes la façons toujours dessiné. A partir de 2010, en voyant une artiste amateure exposer ses dessins, il a l’idée d’en faire autant.  Le résultat est une première exposition en 2012 au Festival de Banne en Ardèche.

Il a aussi commencé à faire des choses comme le marché amateur d’Annecy et d’autres marchés tout aussi amateurs.

Il a fait quelques ventes sur Internet et a débuté dans des festivals.

Depuis 2012 et jusqu’à maintenant il dessine beaucoup. C’est une forme de transe, un moment où seul le trait compte.

Un mot revient souvent dans la bouche d’Eric : faire. Il ne regrette pas ce qu’il a produit, simplement, il l’a fait et il passe à autre chose. Je ne le crois pas complètement, mais il dit ne pas réfléchir à ce qu’il fait. Il les fait, c’est tout. Il y a quelque chose d’obsessionnel dans ce qu’il produit. D’ailleurs des motifs reviennent régulièrement, comme un rythme visuel.

Le plus souvent, il travaille sur papier à l’encre de Chine et à la plume. Il utilise aussi la couleur. Mais parfois la terre également.

Par conséquent son style est évolutif, mais ce n’est pas une démarche pensée a priori, c’est l’action qui va montrer la voie.

Certains de ses dessins me font penser au guinéen Ataa OKO dont j’avais vu une exposition à la collection d’art brut à Lausanne. C’est le mélange des personnages, des membres qui m’évoque Ataa Oko.

Quelques références

Eric a fait une résidence à Marciac où il a accompagné une classe pendant une année afin de réaliser une fresque murale.

Il fait partie du collectif « Sous Vide » qui a connu sa première exposition à ex-nihilo à Grenoble. L’objectif est de regrouper les forces mais aussi de faire un travail collectif, avec notamment une revue qui en est à son second numéro.

Il a réalisé une performance dessinée, lors de l’Epicerie de l’Art n.5, 13 décembre 2014.

Les projets

Il a environ une exposition programmée chaque mois jusqu’à cet été.

Il sera bientôt présent dans les bacs de Carré d’Artiste à Lille.

A partir du 25 février il participera à l’exposition menée par Tatiana Samoïlova sur le thème de la ville, place de Verdun.

Dans les prochains mois il participera avec le collectif Sous Vide à une exposition à Fort Baraux.

Un numéro 3 de Sous Vide est au programme et plusieurs membres du collectif pensent à un fanzine (plutôt du genre punk !).

Enfin, aujourd’hui Eric ne vit pas de son art. Mais son objectif est là, que son art remplisse sa vie.

Le chemin ne fait que commencer.

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