Comprendre l’art aborigène d’Australie – partie 2

Cet article est la seconde partie de celui-ci sur l’art aborigène.

Comprendre l'art aborigène d'Australie

Chaque acte de la vie quotidienne est imprégné de ce temps où les créatures ont pris vie.

Le territoire et la vie qui y est liée sont confiés aux bons soins des hommes, à charge pour eux de réactiver par les cérémonies et la peinture, l’énergie psychique qui a été mise dans sa création initiale. Pour que la vie en société soit possible, la Loi leur fut donnée, mode d’emploi du monde, structurant la société et codifiant le rituel.

Les Ancêtres continuent à communiquer avec les humains par les rêves, leur indiquant le chemin à suivre, les choix à faire en particulier dans les situations les plus difficiles. Les Aborigènes initiés possèdent ce « pouvoir onirique » de communiquer avec le Temps du Rêve qui, lorsque les conditions l’exigent, leur permet de recevoir de nouveaux motifs, de nouveaux chants et cérémonies aidant à dépasser les situations conflictuelles ou traumatiques.

Chaque personne, dès lors qu’elle a reçu l’initiation – et par le passé, toutes la recevaient – possède de part son identité clanique, des chants, des danses, et des motifs à peindre. Si elle a la confiance de ses proches, elle peut aussi recevoir en héritage une partie de leur connaissance et de leurs motifs. Il n’est donc pas rare de voir peindre, par un artiste le « Dreaming » de ses père, mère, ou grands parents.

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L’art aborigène : peindre pour régénérer le monde

Dans les rituels comme dans l’art aborigène, le présent et le passé fusionnent, reflétant l’histoire de la création associé à un lieu, sollicite son énergie native, vivifiant les formes de la création.

L’Aborigène proclame ainsi qu’il appartient au monde, à sa terre, aux étoiles, à chacun de ses ancêtres, il est frère des animaux et des plantes. Et toutes ces composantes sont en interaction. 
Bien que les mythes, les symboles et les langues varient d’un groupe à l’autre, les histoires du Dreametime sont communes et traversent le continent.

L’exploration de l’univers et la recherche du sens de la vie se fait à travers la connaissance interne et externe du moi. C’est le but de l’initiation qui concerne, non seulement  les jeunes gens et jeunes filles, mais aussi, par différentes phases, toute la vie adulte. Ce n’est pas un hasard si les œuvres d’art aborigène les plus puissantes qui nous parviennent sont le fait de gens matures, et même parfois très âgés. Pour exprimer cet état de l’être en lien avec un grand Tout, il convient d’avoir la Connaissance.

Les peintures d’art aborigène, qu’elles soient faites dans un contexte rituel ou sur toiles « parlent » et ce dont elles parlent est fortement identitaire et chargé d’émotions pour le peintre, mais également pour tous ceux qui en connaissent le sens. C’est un condensé de liens. Les images transmises, rêvées ou inspirées par le « Dreaming » sont une façon de rendre visible l’invisible. Elles font circuler l’énergie, donnent la vie, nourrissent, rendent fort. Il est dit qu’elles imprègnent ceux qui les voient et qui les touchent (c’est la fonction haptonomique de la peinture)

Comme nos rêves nocturnes, le tableau de l’art aborigène comporte plusieurs niveaux de lecture. Le plus évident, celui dont parle le peintre est une sorte de « discours manifeste » peu impliquant. Il faut savoir qu’il existe d’autres niveaux, en lien avec des choses émotionnelles et spirituelles pour l’artiste comme son appartenance clanique, ses ancêtres, le territoire dont il a la responsabilité, les mythes qui s’y rattachent, c’est-à-dire tout ce qui définit sa place dans le monde, le sens de son existence, et correspond à sa conception holistique de l’univers.

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