was successfully added to your cart.

Danseuse et artiste peintre contemporain… sur céramique, Hélène Raynal

Je vous présente une artiste peintre contemporain, céramiste, danseuse. Ma rencontre avec Hélène Raynal, une belle artiste, une belle personne.

Hélène Raynal artiste peintre contemporain

En juillet 2017 je me suis glissé discrètement dans l’organisation du festival Terralha sur invitation de l’Office Culturel. Lors de la soirée de lancement les artistes céramistes ont cru que j’étais un des leurs. Peut-être à cause de mon chapeau et de ma grande barbe !

En tous les cas c’était plus facile d’entrer en contact et j’ai rencontré une dame qui m’a captivé par la façon dont elle parlait de son travail. C’est à mon tour de vous parler d’elle.

Oui, au fait, elle s’appelle Hélène Raynal.

Avant de devenir céramiste et artiste peintre contemporain Hélène fait de la photo

Donc Hélène a grandi à Chalon sur Saône, en France. Son père travaillait à l’usine Kodak et sa mère à la sécurité sociale mais ce n’est pas par eux que l’intérêt pour l’art est arrivé.

Dans le lycée de Hélène, il existait un laboratoire photo bien équipé et tous les mercredis elle allait au musée Niepce pare que qu’elle avait pris l’option photo. Les adolescents avaient à leur disposition toutes les pellicules qu’ils souhaitaient et pouvaient apprendre la technique, expérimenter. Hélène Raynal me dit tout simplement « c’était génial ».

C’était le premier contact avec l’art.

Après un baccalauréat elle a travaillé dans l’animation mais c’était plus alimentaire. Beaucoup d’animations sportives étaient proposées mais rien sur le plan artistique. Un dossier a été monter pour une année de préparation beaux arts mais personne ne voulant y aller c’est « tombé » sur Hélène. Un choix par défaut initialement mais Hélène n’est jamais revenue !

Est-ce un hasard (aie, je sens qu’il y aura des commentaires…) ? La formation avait lieu à… Châlon sur Saône et elle a duré un an. D’un coup à 22 ans sa vie prenait sens et elle rêvait de vivre

au contact de la terre. De vivre de son art en somme.

Ses deux cours préférés étaient la gravure et la sculpture, c’était la terre qu’elle avait déjà en vue. Ayant déjà travaillé elle trouvait formidable de passer 9 heures dans un cours de sculpture alors que d’autres s’en plaignaient. Hélène me dit qu’elle a été « foudroyée » par la terre alors qu’elle ne connaissait rien de cet art auparavant, « ça me rendait vivante ».

Les hasards de la vie l’ont ensuite amenée à Uzès. Dans cette période elle a acheté un tour à pied et un four à… un peintre. Ah, peut-être voulait-elle déjà être artiste peintre contemporain ?

Par hasard, elle rencontre un potier de… Saint Quentin le Poterie, qui lui recommande une école qui apprend le tournage traditionnel où elle est partie une année avec une nouvelle année dans la région d’Uzès pour travailler avec Josiane Froidevaux.

Se sentant suffisamment aguerrie Hélène Raynal ouvre son propre atelier.

Artiste peintre contemporain ? Céramiste ?

En 2001 Hélène Raynal s’installe à plein temps dans son propre atelier. La vie d’artiste est passionnante mais n’offre pas une vie luxueuse. Peu importe c’est ce qui la rend heureuse.

Au début, elle travaille avec la technique du Raku, une technique venue du Japon, avec un réel engagement physique. Elle a pratiqué cette technique pendant 13 ans.

C’est la cuisson qui lui plaisait.

Elle souligne l’importance de l’instant présent, suivant comment l’on est pendant la cuisson le résultat diffère. Même si la technique est différente, c’est encore la gestuelle, l’instant présent qui guide son travail. Hélène Raynal me raconte sa plus belle cuisson qui a eu lieu pendant un orage qui a viré à la tempête en préparation des Tupiniers à Lyon. Pendant la cuisson (qui peut durer 15 heures) elle rentre dans une transe, un état second jusqu’à ce que le physique lâche.

Le principe est de monter le four à 1,000°C pendant 1h à 1h30. La cuisson est montée à la main et suivant comment c’est fait le même émail de cuivre va donner du rouge, du bleu ou du vert. On ne raconte alors pas la même histoire. Hélène travaillait avec des fours à bois ou à gaz ce qui permet de maitriser les paliers, les oxydations ou les réductions. A ce moment certaines pièces sont sorties et d’autre ajoutées. Une fois sortie la pièce est soit trempée, soit enfumée avec des durées variables suivant l’effet recherché.

La cuisson au bois permet de monter jusqu’à 1,300°C mais c’est un travail très physique. Hélène me parle des 50 derniers degrés comme d’une aventure. C’est d’ailleurs cette technique qui est mise à l’honneur pour les Tupiniers en 2017.

A un moment Hélène s’est mise en tête d’apprendre à danser. Elle a essayé différentes danses dans pour tenter à la fin le tango avec un professeur… d’Aïkido. Elle dit que cette approche retourne aux racines du tango. Hélène aime cette écoute de l’autre, c’est une danse de l’improvisation. Comme dans les arts martiaux il faut être dans son axe, à l’écoute de l’autre, le corps répond instinctivement. Parallèlement elle pratique la danse biodynamique, qui après un longue préparation, va chercher les mouvements propres à chaque corps. Il y a quelque chose de tribal, primitif, shamanique. Profond.

Céramiste, danseuse, artiste peintre contemporain Hélène Raynal ne distingue pas les genres mais les pratique ensemble.

De garçon manqué, la danse lui fait découvrir une féminité qu’elle ne voyait pas en elle-même. Celui inclus de la douceur alors que le raku est rude.

Par la danse, Hélène découvre que son corps, sa respiration, est une source de créativité, ce qui l’interroge et la passionne.

Pour ceux qui ne connaissent pas la céramique cela peut surprendre, Hélène me dit « je cuis à basse température puisque je ne dépasse pas les 1.100 degrés ». Jusqu’à présent, pour moi, une cuisson basse température était à 75°C, mais ce n’est pas le même biscuit. Dans son nouvel atelier, le four qu’elle peut installer la contraint à cette basse température avec donc des limitations techniques. En découle la volonté de proposer son travail personnel de calligraphie libre sur céramique et donc de mettre au point un émail qui traduise sur céramique l’illusion de l’encre calligraphiée sur papier . Avec une fine poudre d’émail elle a fait de trés nombreux essais pour parvenir à ce résultat, un long chemin de recherche.

C’est comme ça que Hélène Raynal est devenue à la fois céramiste et artiste peintre contemporain. Avec une fine poudre d’émail elle a fait de très nombreux essais pour parvenir à un résultat.

Hélène me dit que lorsqu’elle travaille elle est dans un état de transe où plus rien d’autre ne compte. Elle ne pose pas la pièce sur une table mais la tient dans ses mains et fait évoluer le pinceau dessus. Elle danse sur la céramique dit-elle.

Cette démarche lui plait tellement qu’elle est peut-être devenue artiste peintre contemporain. Qu’en pensez-vous ?

Finalement, la danse, la céramique, la peinture se mêlent en un seul objet d’art.

Une question pour vous

Hélène Raynal est constamment revenue sur l’état de transe, l’écriture automatique pour créer quelle que soit la technique, la forme (danse, céramique, peinture).

C’est quelque chose que l’on retrouve aussi dans le sport de haut niveau. Avez-vous connu personnellement cet état où vous êtes pris par ce que vous créez, pendant des heures parfois, sans que plus rien d’autre n’existe ni ne vous interrompe ?

Déjà 11628 personnes font partie de la tribu !

Restons en contact :

2 Comments

Je veux m'exprimer

Pour voir la page complète, inscrivez-vous

C’est 100% GRATUIT

Je n’aime pas le spam, vos informations ne sont pas diffusées