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A une époque où l’art était officiel et corporatiste, les choses étaient assez simples. C’était une passion réservée aux puissants et aux fortunés. Les artisans / artistes étaient peu nombreux. Pas besoin d’un Art Advisor.

Depuis le XIX° et surtout, le XX° siècle, tout un chacun peut se proclamer artiste. Même les humoristes se prétendent artistes.

Il y a donc profusion d’œuvres et la qualité de la production ne suit pas la ligne de démarcation entre amateurs et professionnels. Si tout est subjectif, si tout est art, alors une opinion est aussi valide qu’une autre. Le débutant comme la personne qui travaille le sujet depuis 20 ans. Prendre conseil hors de son champ d’expertise n’est pas une mauvaise idée. On n’est pas obligé de suivre un conseil, mais il permet de se forger un avis éclairé, impartial et détaché de possibles conflits d’intérêts. Ceci d’autant plus que les prix ont explosé ces dernières années.

Art Advisor

Si en plus la valeur patrimoniale des œuvres a de l’importance, une démarche structurée est nécessaire. Quoi qu’il en soit, la valeur esthétique ou financière d’une œuvre ne peut être estimée seule. Cette valeur est toujours relative.

Bien entendu, il est possible de se documenter seul. Avec tous les risques d’erreurs possibles.

C’est là qu’interviennent les « art advisor » ou conseillers artistiques. Ils ne font pas partie des grands collectionneurs et pourtant ils dépensent des millions dans les ventes aux enchère ou chez les vendeurs. Généralement, ce sont des personnes appointées par des collectionneurs fortunés. Pour les amateurs d’art et les collectionneurs moins fortunés il est possible de demander l’avis des amis mais leur expertise est peut-être limitée. D’autre part les galeristes sont aussi des marchands qui ont un intérêt premier à promouvoir les artistes de leur galerie.

Vient alors le besoin d’un avis éclairé et indépendant d’un art advisor.

« L’art contemporain a explosé ces dix dernières années, avec une offre pléthorique, des collectionneurs toujours plus nombreux, beaucoup d’argent et de spéculation à la clef. Il est devenu nécessaire de faire appel à un conseiller censé apporter des repères, calmer le jeu », explique Katia Raymondaud.

Cette activité exige bien entendu des connaissances artistiques mais des entrées privilégiées ans les foires, galeries, ateliers d’artiste, garantissant un accès aux meilleures œuvres. Ceci étant dit, aucune formation, aucun label, aucune certification n’est exigée pour exercer l’activité. C’est aussi une affaire de carnet d’adresses, nous disons de réseau aujourd’hui. Un Art Advisor est un chasseur de talents. Aux Etats-Unis, une association professionnelle existe mais les art advisor les plus importants n’en font pas partie. Rester discrètement « sous le radar » est même un atout pour eux et pour leurs clients.

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l'Art advisor se professionnalise au début des années 2000

En tant que profession, l'art advisor (ou conseiller artistique) a réellement explosé au début des années 2000. Ceci étant dit au XVII° siècle Velásquez conseillait le roi Philip IV d’Espagne sur ses acquisitions. L’activité n’est pas complètement nouvelle.

Aujourd’hui le terrain de jeu est plus grand et il n’y a plus une seule manière de constituer une collection. En plus de l’Europe et des Etats-Unis, se sont ajoutés la Chine, l’Inde, le Moyen Orient et l’Amérique Latine.

Quand les clients sont fortunés, l’art advisor sillonne la planète et passe beaucoup de temps à s’informer sur les ventes aux enchères. Les évènements sont mondiaux, de Hong Hong à Dubaï en passant par Yokohama et São Paulo. Les collectionneurs sont financièrement riches mais pauvres en temps disponible.

Une des qualités de l'art advisor est de bien comprendre la psychologie des clients, pour concilier les propres goûts et la préférence et la personnalité du client. Sans s’imposer, il faut parfois mettre en garde, pour ne pas laisser le client se faire emporter par la mode du moment par exemple. Il faut aussi une approche qui évite les risques parce que l’engagement financier n’est pas négligeable.

Une collection a quelque chose à voir avec ce qui se fait dans un musée, il doit y avoir une cohérence. Cette cohérence va évoluer dans le temps bien entendu. Proposer des œuvre et des artistes va dans ce sens. Les conseillers artistiques peuvent avoir un réel poids sur la direction que prend une collection. Et par conséquent influer sur l’art en train de se faire.

Un art advisor est aussi quelqu’un qui sera utile aux personnes ayant acquis une fortune rapidement. L’art a aussi pour rôle d’afficher un statut social et culturel. Ces personnes n’ont pas le temps de passer des années à se former, aller dans les salles de vente, dans les musées, les livres. Un conseiller permet de gagner du temps et d’éviter les erreurs d’appréciation.

L’art advisor va aussi aider à valoriser les œuvres de prix, par des prêts dans les musées, obtention de certificats, recherche de documentation, etc.

Leur rémunération est de l’ordre de 10% mais varie en fonction du prix de l’œuvre. Cette rémunération peut être précédée d’une partie fixe qui assure l’indépendance de l’art advisor. L’important étant que tout se fasse en transparence vis à vis du client.

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