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Alain Dettinger, galerie d’art à Lyon

Avant d’être Alain Dettinger, galerie d’art, il a été peintre et parcouru le vaste monde. Et il n’est pas près de s’arrêter !

Alain Dettinger galerie d'art

Alain Dettinger, galerie d’art… mais remontons un peu en arrière

Le père de Alain Dettinger, galerie d’art était matelassier, tapissier. Ce n’est donc pas tellement par ce biais que son intérêt pour l’art s’est éveillé. Enfant il était classé « bon en dessin ». La choses avait assez cheminé en lui pour qu’il demande à faire les beaux-arts vers 17-18ans.

Son père lui a quand même appris son propre métier, ce qui sera effectivement utile par la suite.

Adolescent Alain Dettinger, était aussi fasciné par les revues qui relataient les voyages extraordinaires d’explorateurs à la rencontre de peuples qui voyaient des blancs pour la première fois. Le coût de l’avion, l’aventure lui laissait penser que cette vie lui serait inaccessible.

Vers 11-13 ans, Alain Dettinger s’était construit un scénario en s’imaginant que des peuples inconnus habitaient dans les petites grottes au dessus de chez lui. Des gens étaient supposés en sortir un jour et il serait leur découvreur. D’une certaine manière ce rêve d’enfant s’est réalisé bien plus tard. Mais n’allons pas trop vite !

Finalement, il entre aux beaux arts. Pour deux années seulement puis il décroche. Ensuite s’intéresse à des formes comme l’art brut, Dubuffet, Chaissac. Autant de personnes qui n’ont jamais fait les beaux-arts, au point de vouloir « désapprendre » l’académisme. C’est quelque chose que j’entends souvent, l’art brut a permis à de nombreuses personnes d’oser faire des choses sans avoir eu de formation classique.

Une galerie lyonnaise lui a offert sa première exposition, qui a bien fonctionné.

Pas très motivé par le service militaire, il demande à partir outre-mer. Il obtient le Sénégal ! Les activités de l’infanterie de marine n’étaient pas très réjouissantes mais il a pu parcourir le pays. Il a acheté ses premiers objets, pas des pièces rares mais tout de même intéressantes. C’était aussi quelque chose qui annonçait l’avenir.

Un jour, dans les années 1970, un ami un peu plus aventureux lui propose de partir en Inde. Avec bien entendu un passage peace & love par Katmandou !

A Lyon, il avait reçu le prix de la critique pour exposition à Lyon. C’était une renommée soudainement acquise. C’est dans ce contexte qu’il a obtenu une commande importante pour la station de métro Hôtel de ville à Lyon alors qu’il était peu connu. Le tout inauguré par les président Valéry Giscard d’Estaing.

Et c’est à ce moment qu’il décide de partir en Australie avec femme et enfant !

Alain Dettinger galerie d'art
Alain Dettinger galerie d'art
Alain Dettinger galerie d'art

 Alain Dettinger, galerie d’art… non, attendez un peu !

L’art aborigène d’Australie a été redécouvert par l’occident au début des années 1970. Arrivé à Sydney en 1978, Alain Dettinger a connu cet art alors qu’il était encore proche de la tradition. Il s’intéresse aussi à l’art des îles voisines. C’est là qu’il rencontre des artistes des environs, dont Liz Parkinson et Herbert Eckert qui était en lien étroit avec Jean Dubuffet et Michel Thévoz.

Au bout de quelques temps, il part en Nouvelle Calédonie et se retrouve inséré dans un réseau artistique très actif à Nouméa par le biais de Daniel Maillet. Le groupe avait emballé des cocotiers avec des journeaux, ce qui avait fait parler ! Pour une première biennale, ils partent avec leur voiture mais sans aucune œuvre, aucun tableau. Un peu avant d’arriver, ils se disent qu’il faudrait quand même faire quelque chose ! La troupe a emballé la voiture de branche, il restait à peine de qui voir la route. C’est finalement cette « œuvre » qui a été le plus remarquée… C’est ancien, il y a maintenant prescription, on peut en parler publiquement !

Alain Dettinger est ensuite parti vivre pendant une année dans une petite île au nord au milieu d’une tribu. Il était le seul blanc, a fait la coutume avec le chef, chassait la roussette, pêchait, etc. Une aventure hors norme qui accomplissait ses rêves d’adolescent.

Ses parents se faisant vieux, il décide de rentrer en France, en passant par Nouméa, les Philippines, la Taïlande, le Pakistan, l’Égypte. Un voyage de 6 mois pour se ré-acclimater en douceur.

Liz Parkinson art singulier
Liz Parkinson art singulier
Liz Parkinson art singulier

 Alain Dettinger, galerie d’art… c’est maintenant.

De retour en France, Alain Dettinger reprend l’activité de tapissier de son père parce qu’il faut bien gagner quelque argent. Mais à côté de l’atelier il expose les objets qu’il a pu ramener de ses différents périples. Un petit commerce naît autour de ça au point qu’à un moment il doit choisir. En 1990 arrive enfin Alain Dettinger, galerie d’art !

C’est dans ce contexte qu’Alain Dettinger a repris la route de l’Afrique. Au point de louer une maison à l’année à Lomé au Togo et de pouvoir rayonner à partir de ce pied à terre. L’Afrique est une véritable découverte. Il y va 3 à 5 fois par an maintenant et peut assister à des cérémonies vaudou.

Alain Dettinger met un point d’honneur à travailler avec des antiquaires locaux afin de prévenir les abus possibles, d’acheter des pièces dont les gens ont l’usage. Ici, il serait très mal perçu qu’un étranger vienne et dise, « votre Madone est très jolie, combien pour l’acheter ? »

Petit à petit, Alain Dettinger, galerie d’art s’est intéressé à la photo africaine, comme Malick Sidibé au Mali, décédé en avril 2016.

Le fait d’avoir été premièrement artiste avant d’être galeriste, il a une relation plus forte avec les artistes parce qu’il comprend les choses de l’intérieur.

Si vous passez à Lyon, prévoyez le temps de faire un arrêt place Gailleton, ça vaut le coup et Alain Dettinger est une homme passionnant.

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